David rozing

Deux tiers des entreprises flamandes peinent à trouver du personnel adéquat

Alors que l'activité économique redémarre, les entreprises flamandes souhaitent embaucher, mais elles éprouvent des difficultés à trouver du personnel qualifié. C'est ce qui ressort d'une enquête de la fédération patronale Voka auprès de 600 entreprises du nord du pays. L'organisation appelle les gouvernements à mettre en œuvre une politique d'activation et à réformer le marché du travail.

La confiance des entrepreneurs est au plus haut niveau depuis 2007 et cela se reflète dans les offres d’emplois : il y en avait plus de 27.000 en avril dernier et plus de 29.000 en mars, selon les chiffres de l’office flamand à l’emploi VDAB. Mais en même temps, les entreprises peinent à trouver de la main-d’œuvre adéquate, révèle l’enquête réalisée par la fédération patronale Voka.

Pour plus de la moitié des entreprises sondées, l'impact de la crise sanitaire sera derrière elles avant la fin de l'année. Mais deux tiers des employeurs qui souhaitent recruter du personnel peinent encore plus que d'habitude à trouver des candidats. Un phénomène exacerbé pour les grandes entreprises (plus de 250 travailleurs). Et elles craignent que ce manque de personnel puisse se répercuter sur leur chiffre d'affaires et freiner leur croissance.

En avril, quelque 51.549 postes vacants n’avaient pu être remplis. C’est 50% de plus qu’un an auparavant. Hans Maertens, administrateur-délégué de Voka, estime que cela pose un gros problème. "Nous sommes à nouveau confrontés à une plaie ouverte, à savoir la pénurie sur le marché du travail".

Menace pour la prospérité

Les entrepreneurs flamands craignent des pertes dans leurs chiffres d’affaires si le problème de pénurie de main-d’œuvre n’est pas résolu, indique Hans Maertens (photo archives). Il estime que les gouvernements fédéral et flamand doivent élaborer, avec les partenaires sociaux, un plan pour le marché de l’emploi.

Le Voka demande à la Flandre de continuer à investir dans la formation et de miser sur un "jobbonus", une allocation à verser aux plus bas salaires. Au niveau fédéral, l'organisation plaide pour l'assouplissement des statuts des travailleurs, du temps de travail et des congés, et demande des efforts pour réintégrer les malades de longue durée dans le marché de l'emploi.

Pour un avenir plus lointain, Maertens espère une poursuite de la régionalisation des compétences pour le marché du travail. "En Flandre 75% de la population active est au travail, alors que ce pourcentage est de 65% en Wallonie et de 60% à Bruxelles. Il s’agit de trois marchés de l’emploi bien différents, qui ont chacun besoin d’une approche différente", estime l’administrateur-délégué du Voka.

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