La SNCB va tester des trains directs vers la Côte avec réservation

Les bourgmestres d'Ostende et de Blankenberge se disent satisfaits du système de réservation que la SNCB veut tester pour les trains en provenance et à destination de la Côte, dans une réaction à Belga jeudi. Ils plaident depuis un certain temps pour une meilleure répartition et organisation du flux de passagers à destination et en provenance du littoral.

Ostende et Blankenberge sont traditionnellement les villes côtières les plus populaires auprès des voyageurs du rail. L'été dernier, l'afflux massif de touristes a causé des problèmes à plusieurs reprises. Les bourgmestres Bart Tommelein (Open VLD) et Daphné Dumery (N-VA) ont régulièrement plaidé pour des solutions depuis le début de la crise sanitaire, car la situation était souvent limite.
Près d'un an plus tard, la SNCB introduit un système de trains directs avec réservation à destination et en provenance de la Côte pendant les vacances d'été. Ces trains viendront s'ajouter à l'offre habituelle. Un projet pilote sera mis en place le premier week-end de juin pour tester le système. Les bourgmestres de la Côte se disent déjà satisfaits du projet.

"Je suis particulièrement heureux que la SNCB reconnaisse le problème et prenne maintenant d'elle-même des initiatives pour mieux organiser les flux de passagers. Mais il serait également bon d'attirer encore plus l'attention sur le planificateur d'itinéraire, qui indique la pression sur les trains", a déclaré Bart Tommelein.

La bourgmestre de Blankenberge, Daphné Dumery, est également soulagée. "Grâce à ce système, nous pouvons gérer beaucoup mieux les flux entrants et sortants sur place. Avec les réservations, nous saurons parfaitement à l'avance combien de personnes seront dans les trains et nous pouvons estimer correctement le nombre de policiers de notre côté."
 

L'organisation "TreinTramBus" modérément positive

L'organisation de passagers TreinTramBus est quant à elle "modérément positive". "C'est une expérience intéressante", déclare son président Stefan Stynen. "Il est toutefois important que cela ne se fasse pas au détriment du service de base."

Le fait que les voyageurs doivent payer un euro par personne et par trajet pour leur réservation est également acceptable, selon l'organisation. "Je comprends le raisonnement derrière cela. La SNCB veut être sûre que les personnes qui font des réservations ont réellement l'intention de voyager en train. Et un euro me semble un prix correct."

"Un système incompatible avec le service public", dénonce navetteurs.be

Navetteurs.be rappelle dans un communiqué "son opposition à toute forme de réservation sur des trains du service public, bien que cette mesure ne s'applique que sur un nombre limité de trains.

Pour Gianni Tabbone, porte-parole de Navetteurs.be, "cette mesure est imposée à la SNCB sous la pression des bourgmestres de la Côte qui souhaitent réguler l'afflux de voyageurs dans leurs villes et ce, alors que les organisations représentées au travers du Comité consultatif pour les Voyageurs ferroviaires ont remis un avis négatif par rapport à toute forme de réservations pour des trains SNCB. De plus, ces réservations doivent impérativement se faire via le site web et moyennant des frais de réservation de un euro. Bien que ce système puisse convenir à une partie des voyageurs qui pourront se déplacer de manière plus confortable et avec la garantie d'avoir une place assise, nous ne pouvons une fois de plus accepter qu'un service public pénalise une partie de la population n'ayant pas accès au numérique et propose des tarifs différents pour un même service."

Lors d'un briefing presse, le directeur marketing et ventes de la SNCB, Marc Huybrechts, a assuré que la compagnie ferroviaire n'avait aucune intention de généraliser la réservation.
 

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