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Moins de 500 patients Covid aux soins intensifs, la condition pour les assouplissements du 9 juin

Il y avait ce jeudi 491 patients hospitalisés aux soins intensifs en raison d'une infection au Sars-Cov-2, a indiqué Steven Van Gucht, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19. Une bonne nouvelle évidemment, notamment parce que le nombre de 500 patients maximum aux soins intensifs des hôpitaux belges était l'une des conditions évoquées par le Comité de concertation pour permettre début juin les prochains assouplissements des mesures prises pour endiguer la pandémie.

Ce jeudi matin, l’Institut de santé publique Sciensano annonçait que mercredi 1.462 patients testés positifs au Sars-Cov-2 étaient encore hospitalisés en Belgique, dont 508 aux soins intensifs. Il précisait également que le cap des 500 patients aux soins intensifs était imminent, tous les indicateurs poursuivant en effet toujours une courbe descendante. Ce jeudi après-midi, on apprenait que le nombre de patients séjournant aux soins intensifs est descendu à 491.

Depuis le 14 mars dernier, un chiffre sous les 500 n’avait plus été atteint. A l’époque, il s’agissait de 485 patients Covid aux soins intensifs.

Le cap de 500 patients dans les unités de soins intensifs avait été fixé par le Comité de concertation le 11 mai dernier, comme l’une des conditions pour mettre en œuvre son "plan estival" d’assouplissements. Une autre condition étant que 80% des personnes les plus vulnérables (celles âgées de plus de 65 ans et les adultes avec comorbidité) aient été vaccinées d’ici là. La semaine prochaine, le Comité de concertation évaluera à nouveau l’évolution de l’épidémie dans le pays.

La première des quatre étapes dès le 9 juin

La première étape du "plan estival" d’assouplissements devrait entrer en vigueur, si le nombre de patients aux soins intensifs reste au moins aussi bas qu’aujourd’hui. Quant à la vaccination des personnes les plus vulnérables, elle touche à sa fin dans les différentes Régions du pays.

Qu’est-ce qui deviendra possible le 9 juin ?

• Les cafés et restaurants pourront rouvrir en salle de 8h à 22h
• Les terrasses pourront rester ouvertes plus tard, jusqu'à 23h30
• La bulle de contacts sociaux sera élargie à 4 personnes, que l’on pourra accueillir ensemble chez soi
• Les cinémas, bowling, saunas, salles de fitness, etc. pourront également rouvrir
• En matière de télétravail, il y aura un peu plus de marge: on pourra organiser un jour de retour au lieu de travail par semaine
• Les événements - concerts, représentations de théâtre, compétitions sportives - pourront avoir lieu avec 200 personnes à l’intérieur (ou 75% de la capacité de la salle) et 400 personnes à l’extérieur. Le port du masque reste obligatoire.
• Le sport non-professionnel sera autorisé, à 50 personnes à l’intérieur et 100 personnes à l’extérieur
• Les cérémonies de cultes, mariages et enterrements seront autorisés avec 100 personnes à l’intérieur et 200 à l’extérieur
• Kermesses, brocantes, braderies et marchés aux puces seront à nouveau autorisés
• La vente en porte-à-porte pourra à nouveau avoir lieu
• Les travailleurs du sexe pourront reprendre leurs activités
• Les manifestations rassemblant un maximum de 100 personnes seront autorisées.

Kurt Barbé, professeur de biostatistiques à l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles (VUB) avait prédit le 16 avril que le nombre de patients aux soins intensifs passerait sous 500 le 27 mai. Il avait donc vu juste ! "La baisse du nombre de patients avait alors débuté très lentement. Un algorithme a calculé l’évolution de cette baisse et indiqué que le 27 mai était une date réaliste pour le passage sous la barre des 500 patients", expliquait le professeur ce jeudi dans l’émission "De ochtend" (VRT).

Kurt Barbé n’a-t-il pas peur des conséquences de nouveaux assouplissements ? "Tant que nous prenons le temps de mesurer et réfléchir aux prochaines étapes, c’est bien". Car "la campagne de vaccination vient d’atteindre sa vitesse de croisière, mais ce n’est toujours pas un remède miracle. Et nous sommes encore loin des pourcentages qui permettent de parler d’immunité de groupe", concluait Kurt Barbé.

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