Un homme arrêté à Saint-Nicolas pour négationnisme et menaces envers Marc Van Ranst

Le parquet de Flandre orientale a annoncé mercredi soir que le juge d'instruction de Termonde a placé sous mandat d'arrêt un homme de 50 ans à Saint-Nicolas (Flandre orientale) pour des soupçons de négationnisme et des menaces proférées envers le virologue Marc Van Ranst (photo).

Le parquet annonce que l'homme a été interpellé dans la nuit de mardi à mercredi. Ses motivations ne sont pas encore connues, mais son état mental fait toujours l'objet d'une enquête. Le juge d'instruction a désigné un psychiatre chargé d'examiner l'homme.

Le journal De Morgen a rapporté mercredi que l'homme en question est une figure connue parmi l'extrême-droite en Flandre. "Il a finalement été retrouvé et arrêté par la police au cimetière de Brasschaat, près de la tombe de sa mère". Le militaire Jürgen Conings s'est également rendu sur la tombe de sa mère avant sa disparition, il y a plus d’une semaine, pour y laisser ses insignes d'honneur.

Toujours d’après De Morgen, le week-end dernier, l’homme faisait partie des personnes qui sont allées manifester dans le Limbourg pour soutenir Jürgen Conings". Le parquet ne communique pas d'autres détails sur l'enquête ou sur d'éventuelles similitudes dans les comportements de cet homme et de Jürgen Conings.

Le suspect comparaitra vendredi devant la chambre du conseil, qui décidera d'une éventuelle prolongation de son mandat d'arrêt.

Les bourgmestres signalent une croissance de l'extrémisme de droite

De plus en plus de bourgmestres flamands signalent des cas d'extrémisme de droite sur le territoire de leur commune, rapportait mercredi le ministre des Affaires intérieures, Bart Somers (photo), au Parlement flamand. Il répondait à des questions sur l'affaire du militaire en fuite Jürgen Conings.

La menace extrémiste en Flandre se répartit entre le djihadisme (60%), l'extrémisme de droite (30%) et d'autres formes, notamment l'extrémisme de gauche.

"Le nouveau plan d'actions contre le radicalisme a été étendu à ces groupes, notamment sur la base des signalements que nous recevons des bourgmestres. Un tiers d’entre eux est confronté à une polarisation toxique venant de l'extrême-droite. Il y a deux ans, ils n'étaient qu'un sur cinq", a expliqué Bart Somers.

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