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Installé dans un ancien grand magasin, le Mu.ZEE ostendais rouvre après transformation

Les travaux de transformation auront duré six mois, mais le musée ostendais consacré à l’art moderne et contemporain en Belgique de 1880 à nos jours sera à nouveau accessible dès ce 1er juin au public. L’intérieur a changé, de petits détails rappelant le passé de supermarché du bâtiment. Mais il a aussi été décidé de présenter d’une autre façon les œuvres appartenant à la collection permanente du Mu.ZEE.

Malgré l’importante métamorphose dont a fait l’objet le musée ostendais, son âme n’a pas été altérée et a même été renforcée. "A l’origine, le bâtiment était un supermarché", expliquait à Radio 2 le directeur Dominique Savelkoul.

"Lors des transformations précédentes, on avait essayé de cacher cela. Nous avons préféré faire ressortir ces éléments, comme un atout. Nous avons décapé tout le bâtiment et fait de belles découvertes derrière de faux-murs : des armoires, des casiers pour le personnel, et d’autres choses de ce type… Merveilleux !", s’exclame Dominique Savelkoul.

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Que renferme le musée ostendais ?

"Plutôt que d’avoir été créée de manière linéaire, notre collection permanente s'est développée historiquement depuis 2008 au départ de différentes collections. Elle comprend les collections de la ville d'Ostende (anciennement MSK Ostende) et celles de la province de Flandre occidentale (anciennement PMMK), aujourd’hui de la Communauté flamande", peut-on lire sur le site internet du Mu.ZEE (le nom du musée de la cité balnéaire d’Ostende est un jeu de mot, "zee" signifiant "mer" en néerlandais).

La collection du Mu.ZEE réunit plus de 8000 œuvres et traverse différentes époques et styles, toujours avec la Belgique comme fil conducteur. Elle contient ainsi des œuvres de renommée internationale, d’artistes locaux ostendais comme Ensor, Spilliaert et Permeke, ou de pionniers comme Frits Van den Berghe, Roger Raveel, Raoul De Keyser, Raoul Servais, mais aussi des artistes moins connus mais importants comme Marthe Wéry, Jacques Verduyn, Walter Swennen.

"Dans certains cas, nous avons suivi un artiste de manière intensive, alors que d'autres artistes ne sont présents qu’avec une seule œuvre. Cette diversité confère à la collection un caractère à la fois complexe et intéressant. Les artistes qui figurent dans la collection ont tous été sélectionnés à cause de leur contribution à l'histoire et au développement de l'art belge, et donc pas uniquement à cause de leur nationalité".

"Ils sont nés en Belgique ou y ont séjourné (et sont parfois repartis). La Belgique a toujours été un refuge pour des artistes qui portaient un regard critique sur les autres artistes et sur le monde, à un niveau visuel élevé", peut-on encore lire sur le site du Mu.ZEE tout nouvellement rénové.

Pas d’aile séparée pour Ensor et Spilliaert

La répartition des œuvres dans le bâtiment a également été modifiée. Jusqu’à présent, Ensor et Spilliaert avaient été logés dans une aile séparée. Maintenant, leurs toiles sont réparties entre celles d’autres artistes.

"Nous avons décidé d’utiliser cette aile du musée pour de plus grandes expositions", explique le directeur Dominique Savelkoul. "Nous pouvons en effet facilement la fermer pour construire une exposition et la défaire, afin que le public ne soit pas dérangé par les travaux". "C’est aussi plus pratique pour le personnel du musée, et plus intéressant pour les amateurs d’art de voir les œuvres d’Ensor et Spilliaert dans un contexte plus large, entre celles de contemporains".

Une exposition temporaire (photo archives)
Foto Kurt bvba

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