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Les chiens détecteurs de Covid sont efficaces, mais ils ne seront finalement pas utilisés en Belgique

La Task Force Testing, qui définit la stratégie de test en Belgique, n'utilisera pas de chiens de détection du coronavirus. L'UGent et l'ULiège ont pourtant formé six chiens pour détecter les personnes infectées. Cependant, le manque de cadre juridique pour le déploiement des animaux et le fait que la méthode canine ne soit pas plus efficace que les tests rapides ont poussé la Task Force à abandonner l'idée.

Un programme de recherche avait été lancé début mars dans les deux universités afin de déterminer si les chiens étaient capables de détecter les personnes infectées à l'odeur de leur sueur. Cette méthode de test avait un véritable potentiel notamment pour une application éventuelle dans les aéroports ou les événements de grande envergure.

Le ministère de la Défense, les pompiers, la police fédérale et la protection civile ont fourni des chiens de recherche qui avaient déjà été formés pour d'autres tâches. Après 10 semaines d'expérimentation, les animaux n'ont enregistré que 2 % de faux positifs et 19 % de faux négatifs. Les chiens se sont améliorés après un entrainement supplémentaire et sont également capables de détecter les variants du Covid-19. Un succès scientifique selon les chercheurs.

Cependant, la méthode canine a peu de valeur ajoutée par rapport aux tests rapides existants. En effet, pour permettre la détection par les chiens, les personnes testées doivent garder une boule de coton sous leur aisselle pendant 10 minutes, soit le temps nécessaire pour réaliser un test rapide.

Les chiens formés jusqu'ici ont, de surcroit, d'autres tâches et il serait trop long de former des animaux supplémentaires.

Il n'existe pas non plus, à l'heure actuelle, de cadre juridique pour le déploiement de "chiens de détection médicale". 

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