Nouvelle opération de recherche au parc de Haute Campine, mais Jürgen Conings reste introuvable

Une nouvelle importante action de recherche visant à retrouver le militaire en fuite Jürgen Conings est menée depuis ce vendredi dans le parc national de Haute Campine, dans le Limbourg. 120 soldats, 60 policiers et 10 membres de la protection civile étaient sur place. Les recherches ont pris fin vers 17h15, sans que rien d'intéressant n'ait été trouvé. D'après les informations récoltées par la VRT, cette opération serait liée aux coups de feu entendus tout au début des recherches le 18 mai, alors que Jürgen Conings venait de disparaître.

Les nouvelles recherches dans la zone du parc national de Haute Campine ont commencé ce vendredi matin vers 9 heures, à la frontière entre Lanklaar (Dilsen-Stokkem) et Maasmechelen. Un terrain vague situé dans une zone industrielle a été minutieusement fouillé, mais sans résultat. 

Par la suite, l'opération s'est déplacée vers la zone naturelle et récréative Terhills, un peu plus loin sur la route de Maasmechelen. Là, 14 chiens pisteurs ont cherché encore toute l'après-midi. Les recherches ont pris fin vers 17h15, sans que rien d'intéressant n'ait pu être trouvé. 

Pourquoi de nouvelles recherches ?

On ne sait pas encore pourquoi les recherches sont à nouveau menées dans le parc national de Haute Campine. Mais comme toutes les fois précédentes, il semble qu'il n'y ait aucune information concrète sur la présence de Jürgen Conings à cet endroit. Ce qui est certain, c'est que dans le cadre de l'enquête judiciaire, une nouvelle piste est envisagée.

D'après la chroniqueuse judiciiare de VRT NWS, Caroline Van den Berghe, cette opération serait liée aux coups de feu entendus au tout début de la recherche de Jürgen Conings, alors qu'il venait de disparaître, le 18 mai".

"Si une piste se présente dans le parc qui pourrait être utile, ils doivent y retourner. Le danger que représente cet homme (Jürgen Conings ndlr.) est bien trop grand pour être ignoré", a encore expliqué Caroline Van den Berghe, ce matin dans "De ochtend" sur Radio 1.

"S'il n'y a pas de trace, ils doivent pouvoir cocher cette case également, c'est comme ça que ça se passe dans les grandes enquêtes. Dans le jargon judiciaire, on appelle cela "fermer des portes", pour se rapprocher de l'endroit où ils pourraient le trouver." Selon Caroline Van den Berghe, il n'est pas exclu que le suspect ait deux autres armes sur lui.

Les enquêteurs supposent que Conings est toujours en vie. "Rien n'indique qu'il soit mort. Toutefois, plus le processus est long et plus il pourrait aller dans le sens du suicide", estime Caroline Van den Berghe. Rappelons que Jürgen Conings avait laissé des lettres d'adieu.
 

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