83% des patients à risque ont déjà reçu une première dose de vaccin

Sur le million et demi de patients considérés comme étant à risque en Belgique, 83% ont déjà reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19, a annoncé la Taskforce Vaccination samedi. Concrètement, cela signifie que 1.251.185 personnes dites à risque ont déjà reçu leur première injection. "En Flandre, cela concerne près de 90% des patients à risque, en Wallonie près de 80% et à Bruxelles un peu moins de 70%", a détaillé le professeur Dirk Ramaekers. "Ces chiffres continuent d'augmenter partout."

Entretemps, 7.879.865 doses des différents vaccins autorisés ont déjà été livrées à la Belgique, et 54% de la population adulte a déjà reçu une première dose. Quelque 26 % sont déjà entièrement protégés.

"À cause des variants, notamment, il est difficile de chiffrer avec exactitude le nombre de personnes qui doivent être vaccinées pour obtenir une immunité collective", a poursuivi le professeur Ramaekers (photo), responsable de la Taskforce Vaccination. "Mais il est clair que nous devons continuer à nous efforcer d'atteindre autant de personnes que possible."

Si tout se passe bien, notre pays peut s'attendre à 4.413.950 doses supplémentaires de vaccin d'ici la fin juillet. "Pfizer délivrera au moins 2.321.280 doses d'ici le 28 juin, et 457.470 de plus en juillet", a détaillé Dirk Ramaekers. "On peut aussi attendre 736.800 vaccins Moderna d'ici la fin juillet et 862.400 d'AstraZeneca. Il y a encore beaucoup d'incertitudes sur Johnson & Johnson. Ils livreront 36.000 doses d'ici le 7 juin, mais rien n'a été communiqué à propos des futures livraisons."

"Dans le meilleur des cas, l'Europe peut s'attendre à 35 millions de vaccins J&J dans les semaines à venir, dont 900.000 pour la Belgique", selon le responsable de la Taskforce. "Au pire, l'Europe n'en recevra que 18 millions, dont 450.000 iront à la Belgique. Évidemment, cela ralentirait notre campagne de vaccination."

Une campagne à laquelle seront aussi immédiatement inclus les adolescents de 16-17 ans qui ont des pathologies sous-jacentes et sont donc considérés à risque. Les ministres de la Santé des différents gouvernements du pays ont en effet décidé samedi, au cours d’une Conférence interministérielle, que les adolescents de 16 et 17 ans pourront eux aussi recevoir le vaccin Pfizer/BioNTech.

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