Débat au Parlement flamand sur le scandale de la pollution au PFOS à Zwijndrecht

Le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) a indiqué mercredi que son gouvernement coopérerait loyalement avec la commission d'enquête que se préparait à mettre en place le parlement autour du dossier de la pollution aux PFOS à Zwijndrecht (province d'Anvers).

Une pollution au PFOS - de l'acide perfluorooctanesulfonique classé comme perturbateur endocrinien et polluant organique persistant -, liée à l'usine 3M, s'est répandue à Zwijndrecht (Anvers). Son ampleur est apparue à la suite de travaux d'infrastructure dans le cadre de l'Oosterweel. Elle suscite depuis plusieurs jours des remous au sein du gouvernement flamand.

Le bourgmestre Groen de la localité a fait procéder à des analyses d'échantillons de sol et d'eau souterraine. Résultats: les valeurs en PFOS sont 7 à 27 fois plus élevées que la norme.

"Nous devons examiner ce qui a pu mal tourner dans le passé dans la commission d'enquête sur laquelle vous allez vous prononcer aujourd'hui en tant que Parlement. En tant que gouvernement, nous collaborerons loyalement, a déclaré mercredi le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) lors d'un débat d'actualité au parlement flamand au sujet de cette pollution aux PFOS.
Jan Jambon a répété que la demande de la ministre flamande de l'Environnement Zuhal Demir (N-VA) de créer une commission d'enquête n'avait pas été examinée par le gouvernement. Mais il a ensuite confirmé que l'exécutif ce gouvernement coopérera avec la commission.

"Nous devons tirer des leçons sur la manière dont nous pouvons travailler beaucoup mieux avec les différentes instances de décision afin que toutes les informations essentielles parviennent plus rapidement à toutes celles qui sont concernées et que l'on puisse agir plus rapidement de manière résolue", a-t-il déclaré.

Jan Jambon a ensuite appelé à la prudence face aux demandes de mise à l'arrêt du chantier de l'Oosterweel. "N'oublions pas le long chemin que nous avons parcouru dans ce dossier. Pas moins de vingt ans de préparation ont été nécessaires et nous sommes enfin en train de construire, sur l'un des plus importants projets de mobilité et de qualité de vie en Europe occidentale".
Il a souligné que le maître d'ouvrage, Lantis, n'était en rien responsable de la pollution et qu'il faisait même partie de la solution.

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