Connaissance du néerlandais, autonomie économique : le nouveau parcours d'intégration flamand a été approuvé

La Commission des Affaires intérieures du Parlement flamand a approuvé mardi la nouvelle politique d'intégration du gouvernement Jambon. Le parcours d'intégration, qui se veut plus élaboré, était l'un des éléments de l'accord de la coalition flamande. La réforme impose notamment un coût pour les primo-arrivants, qui devront désormais débourser un minimum de 360 euros. Ils devront en outre obligatoirement réussir leurs examens en fin de parcours. 

Le nouveau programme se compose de quatre éléments. Le nouvel arrivant doit tout d’abord apprendre le néerlandais. Il doit ensuite devenir économiquement autonome, le plus rapidement possible, grâce notamment à une collaboration avec l’Office flamand de l’Emploi (VDAB).

Le troisième volet porte sur l'orientation sociale. Les nouveaux-arrivants doivent apprendre comment fonctionne la société flamande, et se familiariser avec les normes et les valeurs sur lesquelles elle repose.

Enfin, chaque personne candidate à l’intégration sera liée à un citoyen flamand. Ils suivront alors ensemble un programme de quarante heures. Des examens sont organisés à la fin du programme, et devront obligatoirement être réussis.

Un projet critiqué

Au cours des derniers mois, les plans du gouvernement flamand ont fait l'objet de critiques, notamment de la part des partenaires sociaux flamands (SERV), du Conseil flamand de l'enseignement (Vlor) et d'un groupe d'enseignants de NT2 (néerlandais deuxième langue).

Certains ont critiqué le fait que les plans créeraient des obstacles supplémentaires pour les nouveaux-arrivants. Le Vlor a critiqué le seuil financier, les tests standardisés et les conséquences négatives liées à l'échec. Le SERV a fait valoir que l'expérience professionnelle est plus importante qu'une bonne connaissance supplémentaire du néerlandais.

L'opposition avait donc demandé de nouvelles auditions avec, entre autres, le Conseil flamand pour les réfugiés et la SERV. Celles-ci n'ont pas donné lieu à une adaptation du texte. Selon le gouvernement flamand, ces plans offriront un "itinéraire sur mesure" et "davantage de possibilités" aux primo-arrivants.

La réforme de la politique d’intégration devra encore être présentée au Parlement flamand pour un dernier vote.

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