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Produire de meilleurs chiens d’assistance grâce à la génétique

L'Université de Gand et l’association Purpose Dogs utilisent la sélection génétique pour essayer d'augmenter le nombre de chiens d'assistance pour personnes handicapées et de dresser 150 animaux par an. Environ 400 personnes sont en effet sur une liste d'attente. Les premiers résultats montrent que les chiots de première génération qui ont été sélectionnés génétiquement ont 25% de chance en plus de réussir les tests que ceux qui ne le sont pas, se réjouit le professeur de génétique animale Bart Broeckx.

L'objectif: raccourcir les délais d’entrainement des canins, qui peuvent atteindre deux ans, et répondre à la demande. "Un chien d'assistance doit passer de nombreux tests comportementaux, par exemple en ce qui concerne les bruits ou le fait d'aller chercher quelque chose. Il doit aussi être en parfaite santé. Les centres de formation de notre pays sont stricts. À l'heure actuelle, seuls 4 chiens sur 10 sélectionnés pour être éduqués deviennent des chiens d'assistance", précise Bart Broeckx.

"La génétique des parents du chiot et son arbre généalogique en disent souvent long sur ses chances de devenir un chien d'assistance qualifié. Si nous améliorons la sélection et si nous combinons avec intelligence, nous pouvons augmenter les chances que les chiots atteignent les objectifs stricts", explique le professeur de l’Université de Gand. Le taux de réussite est par contre de 63% parmi les chiens sélectionnés génétiquement par Purpose Dogs, son association.
"Aux États-Unis, la sélection génétique a permis d'éliminer la dysplasie de la

hanche, une affection articulaire courante chez les chiens, en 20 ans. Après seulement trois ans et 80 chiots, nous obtenons déjà des résultats prometteurs. Ces dernières années, nous avons constaté que nos chiots présentent 20% de défauts articulaires aux coudes et aux hanches en moins."

La sélection génétique permettrait également aux centres de dressage de faire des économies. "Quand un chien échoue, cela coûte en moyenne plus de 10.000 euros", explique encore Bart Broeckx.

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