Portes ouvertes au centre de vaccination du Heysel ce week-end

Le centre de vaccination du Heysel à Bruxelles offre la possibilité de venir se faire vacciner sans rendez-vous ces samedi et dimanche, de 9h à 15h. C’est ce qu’a annoncé vendredi soir la Commission communautaire commune (Cocom), qui gère la vaccination dans la capitale. Dès le 1er juillet, les Bruxellois pourront d’ailleurs aller se faire vacciner sans rendez-vous dans un des dix centres de la Région capitale. Le but étant d’augmenter le pourcentage de personnes vaccinées dans la capitale, pour protéger la population contre de nouveaux variants. L’ambition de la Région reste d’avoir administré au moins une dose à 70% de la population bruxelloise d’ici le 15 juillet.

"Tous.tes les Bruxellois.es âgé.e.s de 16 ans et plus peuvent se faire vacciner ce week-end au centre de vaccination du Heysel avec (ligne rapide) ou sans rendez-vous (ligne lente)", indiquait vendredi la Cocom, qui recommande tout de même de prendre un rendez-vous à l'avance pour "éviter les files d'attente et pour être sûr.e de recevoir votre vaccin".

Le rendez-vous peut être pris via le site www.bru-vax.brussels. Les Bruxellois de 16 ou 17 ans recevront la 1ère dose du vaccin Pfizer et la deuxième dose le mois suivant. Ceux de 18 ans et plus pourront choisir entre le vaccin unidose Johnson & Johnson et le vaccin Pfizer. Un consentement éclairé par écrit doit toutefois être donné pour les personnes de moins de 41 ans qui choisissent le sérum de J&J.

"Abaisser tous les seuils"

Cela ressemble en quelque sorte à une répétition générale, car dès jeudi 1er juillet tous les Bruxellois âgés de 16 ans et plus pourront se présenter dans un des dix centres de vaccination de la capitale, aussi sans rendez-vous. Il est en effet urgent de rehausser le taux de vaccination à Bruxelles, pour combattre d’éventuels nouveaux variants. "Notre ambition reste d’avoir administré au moins une première dose à 70% de la population d’ici le 15 juillet", indiquait Inge Neven, responsable pour la politique Covid à Bruxelles.

En matière de vaccination, Bruxelles est en effet à la traine par rapport à la Flandre et la Wallonie. Quelque 52% de la population adulte y ont déjà reçu une première dose de vaccin, alors qu’en Flandre la proportion se situe à 77%. "Nous possédons une population jeune à Bruxelles et nous savons que la volonté de se faire vacciner est inférieure chez les jeunes. C’est donc un défi. Mais nous avons les vaccins, les centres de vaccination et la capacité de le faire. Il faut juste que les habitants viennent".

Ceux qui se décident en dernière minute

"Nous voulons faciliter la tâche à ceux qui veulent se faire vacciner", précisait encore Inge Neven. "Nous constatons que les jeunes se décident en dernière minute". Ces dernières semaines, les vaccinations sans rendez-vous ont été testées dans divers centres de la capitale. "Nous voyons que cela se passe bien. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’ouvrir complètement les vaccinations".

Pendant les moments de test, Inge Neven a vu beaucoup de jeunes venir se faire vacciner, mais aussi pas mal de personnes plus âgées. "Nous remarquons que les gens trouvent cela plus facile que de prendre rendez-vous via notre système. Tous les seuils ont maintenant été abaissés, mais le temps d’attente sera un peu plus long".

Les centres de vaccination continuent donc à conseiller de prendre rendez-vous. "Vous serez ainsi certain d’être bien pris en charge et à temps".

Avec cette accélération en juillet, Bruxelles et le reste du pays tentent de gagner la course contre le variant Delta très contagieux. "A Bruxelles, nous avons avant tout un contexte de voyages fréquents. La semaine dernière, nous avons accueilli 1.700 personnes qui sont revenues de pays avec beaucoup de contaminations. Ce n’est pas rien. Et il y a beaucoup de circulation à Bruxelles. Mais nous sommes convaincus que nous pouvons éviter une quatrième vague si les gens sont suffisamment protégés", indiquait Inge Neven.

Après le 15 juillet, les citoyens pourront encore toujours obtenir un vaccin à Bruxelles. "Mais ce ne sera alors plus possible partout".

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