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Une cinquantaine de manifestants réclament la pénalisation du crime "d'écocide"

Une cinquantaine de personnes ont manifesté ce dimanche après-midi au centre de Bruxelles, entre la place de l'Albertine et le Palais de justice, pour que le crime "d'écocide" soit inscrit dans le droit pénal belge et international.

"Les personnes et les entreprises qui causent de graves dommages à l'environnement ne doivent actuellement payer qu'une amende ou des indemnités", a expliqué Johanna Vandenbussche de l’organisation Rise for Climate. "C'est trop facile, les sanctions doivent être plus lourdes."

Il est ainsi question d'écocide, selon les manifestants, quand les écosystèmes sont détruits ou subissent des dommages massifs et lorsque des dommages graves sont occasionnés à la nature à grande échelle, ce qui peut provoquer des catastrophes économiques, climatiques et humanitaires.

"Le crime n'existe pas encore et n'est pas encore inscrit dans le droit pénal belge ou international", poursuivait Johanna Vandenbussche. "Nous préconisons de le faire, et un certain nombre d'avocats de premier plan ont rédigé un texte qui peut servir de base à une telle loi. Une entreprise qui cause aujourd'hui de graves dommages environnementaux écopera tout au plus d'une amende qui ne représente qu'une part infime de ses bénéfices. Si vous vous assurez que les chefs d'entreprise risquent également des peines de prison, alors ils se soucieront plus de l'environnement."

Les activités estiment que le temps presse pour instaurer une telle loi. "Les entreprises coupent toujours des milliers d'arbres dans la forêt amazonienne et polluent toujours à une échelle industrielle. Mais la nature qu'ils détruisent est le dernier rempart dont nous disposons contre le réchauffement climatique. Nous ne pouvons vraiment plus attendre”.

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