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Jan Fabre cité à comparaître pour attentat à la pudeur et harcèlement

L'auditorat du travail anversois a décidé de renvoyer l’artiste et metteur en scène Jan Fabre devant le tribunal correctionnel dans l'affaire concernant sa compagnie de danse Troubleyn. Il est soupçonné de violences, harcèlement et harcèlement sexuel envers 12 collaborateurs et attentat à la pudeur envers une personne. Fabre réfute ces accusations, indiquant que ses acteurs et danseurs ne sont jamais obligés de faire des choses qu’ils n’ont pas envie de faire. Il risque cinq années d’emprisonnement.

L'affaire avait débuté à l'automne 2018 lorsque plusieurs journaux ont publié une lettre ouverte d'anciens danseurs et collaborateurs de la troupe Troubleyn dans le cadre de la vague mondiale de révélations #metoo. Les signataires y accusaient Jan Fabre de harcèlement, intimidation, abus de pouvoir, manipulation psychologique et comportements sexuellement transgressifs, ce qui aurait conduit plusieurs membres à quitter la compagnie et à recourir à une aide psychologique.

A la demande du ministre flamand de la Culture de l’époque, Sven Gatz, une enquête a été menée par l’auditorat du travail au sein de la compagnie artistique. Des mesures ont ensuite été prises pour éviter de nouveaux débordements.

L'auditorat a désormais décidé de renvoyer le dossier devant le tribunal correctionnel. Il sera introduit le 21 septembre prochain, mais la date de la comparution de Jan Fabre n'est pas encore connue.

L’artiste de 62 ans se dit incrédule face aux résultats de l’enquête. Lors d’une interview accordée à VRT NWS il y a exactement trois ans, le chorégraphe et metteur en scène anversois - connu pour sa capacité à repousser les limites dans son expression artistique - avait déclaré qu’il ne se rendait jamais coupable de comportement inacceptable à l’égard de ses collaborateurs.

"L'histoire des larmes" de Jan Fabre
Belga

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