Après un "printemps terrible" pour les commerçants, le premier week-end de soldes d’été est mitigé

Le premier jour de week-end des soldes d'été s'avère mitigé, selon l'analyse des organisations d'indépendants et de classes moyennes. Il peut ainsi être qualifié de positif, pour le Syndicat neutre pour indépendants (SNI), dont le sondage mené auprès de 124 commerçants montre que leurs ventes ont augmenté de plus de 10% par rapport aux premiers jours de soldes en 2020. L'Union des classes moyennes (UCM) constate, elle, un démarrage assez lent pour ce premier week-end, qui n'a enregistré aucun record, et que le shopping-plaisir se fait attendre.

Ce sont surtout les centres commerciaux dans les centres-villes qui ont accueilli samedi des files assez longues d'amateurs de shopping, d'après le SNI. Après un mauvais printemps, c'est un boost pour les détaillants de mode, qui envisagent également de manière positive ce premier dimanche.

"Trop de détaillants ont connu un printemps terrible, mais nous avons remarqué un revirement de situation qui a commencé juste avant les soldes. Les consommateurs ont clairement retrouvé le chemin des magasins."

Quelque 28% des détaillants s'attendent à vendre autant que l'année dernière pendant cette période de soldes, 67% prévoient une augmentation des ventes et seulement 5% prévoient une baisse, selon le sondage. L'UCM ne partage cependant pas l'enthousiasme du SNI. 

"Les commerçants restent sur leur faim"

"De manière assez globale, les commerçants espéraient davantage de ventes ce premier samedi et restent sur leur faim", analyse l'organisation de classes moyennes, évoquant une situation contrastée selon les régions et des chiffres en baisse par rapport à 2019 (mais en hausse comparativement à il y a un an).  

Le retour du "shopping plaisir" n'est pas encore à l'ordre du jour, selon un coup de sonde de l'UCM. Toujours selon les commerçants, les clients hésitent encore entre consacrer un budget au shopping et peut-être partir en vacances. L'évolution de la situation sanitaire des pays du bassin méditerranéen pourrait, à ce titre, être déterminante, d'après l'organisation.

"Globalement, les commerçants sont encore en possession d'un stock volumineux et auraient aimé profiter d'un mois supplémentaire pour vendre à prix plein", conclut l'UCM, rappelant l'importance de poursuivre les aides. A l'heure actuelle, deux commerçants sur dix estiment en effet avoir encore besoin d'une aide comprise entre 5.000 et 10.000 euros pour se remettre de la crise.

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