La Belgique peut, cette année encore, espérer briller au festival de Cannes

Le cinéma mondial célébrera ses grandes retrouvailles mardi sur la Croisette pour le coup d'envoi du premier Festival de Cannes depuis le début de la crise sanitaire. Avec des films et coproductions sélectionnés dans de multiples sections du festival, la Belgique peut, cette année encore, espérer briller, à l'instar de ce qu'avaient fait lors de la dernière édition César Diaz, qui avait remporté la Caméra d'or pour "Nuestras Madres", et les frères Dardenne, à qui "Le Jeune Ahmed" avait valu le Prix de la mise en scène.

Le plus important festival cinématographique du monde, qui se tient d'habitude en mai mais a dû être décalé à cause de la crise sanitaire, décernera ses prix le 17 juillet, dont la prestigieuse Palme d'or, remportée en 2019 par le Sud-Coréen Bong Joon-ho pour "Parasite".

Le Belge Joachim Lafosse figure cette année parmi les 24 cinéastes en liste pour la Palme d'or. Habitué de la Croisette, le réalisateur intégrera pour la première fois la prestigieuse compétition officielle du Festival de Cannes avec son nouveau film "Les Intranquilles". Avec ce drame intime, Joachim Lafosse signe sa 4e participation cannoise. Par le passé, il avait déjà marqué les esprits à plusieurs reprises sur la Croisette. En 2012, il y avait déjà présenté "A perdre la raison" dans la section "Un certain regard", qui avait valu un prix d'interprétation féminine à Emilie Dequenne. A deux reprises, il avait par ailleurs été retenu pour la Quinzaine des réalisateurs, avec "Elève libre" en 2008 et "L'Economie du couple" en 2016.

En compétition, un vent noir-jaune-rouge sera également soufflé par Virginie Efira, à l'affiche de "Benedetta" du réalisateur néerlandais Paul Verhoeven, mais aussi par des coproductions belges. C'est notamment le cas de "Lingui", nouveau film du Tchadien Mahamat Saleh Haroun, coproduit par Beluga Tree avec l'aide du Centre du cinéma et de l'audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ou encore de "Titane" de la Française Julia Ducournau, soutenu par la FWB et coproduit par Frakas Productions.

Autres perles belges : les films "Un monde" de la jeune Laura Wandel et "La Civil' de la cinéaste belgo-roumaine Teodora Ana Mihai font, eux, partie des 19 sélectionnés dans la section "Un certain regard", qui vise à mettre à l'honneur des œuvres audacieuses et originales de cinéastes encore peu connus. Côté format court, "L'enfant salamandre" de Théo Degen (INSAS) est quant à lui sélectionné à la Cinéfondation, section dédiée aux films étudiants. Chaque année, quinze à vingt courts et moyens métrages y sont présentés par des écoles de cinéma du monde entier.

Outre la sélection officielle, les couleurs de la Belgique seront également portées haut dans les sections parallèles du festival. Après le succès de "Baden Baden", Rachel Lang proposera ainsi son deuxième long métrage "Mon légionnaire", produit par la société belge Wrong Men avec le soutien du Centre du cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à la Quinzaine des réalisateurs. Créée par la Société des réalisateurs de films (SRF) après mai 68, cette section vise à mettre en lumière le travail de jeunes auteurs ainsi qu'à saluer les œuvres de réalisateurs reconnus.

Issu de la même société de production, "Rien à foutre", premier long métrage d'Emmanuel Marre et Julie Lecoustre avec Adèle Exarchopoulos à l'affiche, est lui sélectionné à la Semaine de la critique, qui se consacre à la découverte des jeunes talents, en mettant à l'honneur des premiers et deuxièmes films.

De son côté, Simon Coulibaly Gillard fait, lui, partie de la sélection de l'ACID (Association pour le cinéma indépendant et sa diffusion), qui met annuellement en avant plusieurs productions dans la ville côtière française, qu'elle soutient jusqu'après leur sortie. Avec "Aya", produit par Michigan Films avec l'aide du Centre du cinéma de la FWB, le réalisateur signe son premier long métrage de fiction.

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