Bart De Wever : "Ce qui se passe aux Pays-Bas aujourd'hui se passera ici demain"

Le bourgmestre d'Anvers et président de la N-VA, Bart De Wever, s'est exprimé mercredi sur Twitter, se disant bouleversé par l'attaque dont a été victime le chroniqueur judiciaire néerlandais, Peter R. De Vries, grièvement blessé par balles lors d'une fusillade à Amsterdam mardi soir. 

"Quand les gens de ce pays prendront-ils vraiment au sérieux la lutte contre la mafia de la drogue ?", s'est interrogé l'homme politique flamand. "Ce qui se passe aux Pays-Bas aujourd'hui se passera ici demain."

Un peu plus tôt, le ministre flamand des médias, Benjamin Dalle (CD&V), s'est également fendu d'un tweet sur le même sujet dénonçant ""une attaque contre tout ce que nous défendons en tant que société et contre l'ensemble du journalisme".
 

Charles Michel : "Une attaque contre nos valeurs"

"L'attaque dont a été victime un journaliste néerlandais spécialisé dans les affaires criminelles est un "crime contre le journalisme et une attaque contre nos valeurs", a dénoncé mercredi le président du Conseil européen Charles Michel.
"Il s'agit d'un crime contre le journalisme et d'une attaque contre nos valeurs de démocratie et d'État de droit. Nous continuerons sans relâche à défendre la liberté de la presse", a tweeté Charles Michel.

"Les journalistes qui enquêtent sur les abus de pouvoir présumés ne sont pas une menace mais un atout pour nos démocraties et nos sociétés. Et nos pensées et notre solidarité vont au journaliste Peter de Vries", a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant le Parlement européen.

Le journaliste néerlandais spécialisé dans les affaires criminelles, Peter R. de Vries, a été grièvement blessé par balles mardi soir à Amsterdam, une attaque dénoncée par le Premier ministre néerlandais.

L'eurodéputée néerlandaise Sophie in't Veld a été la première à prendre la parole devant l'hémicycle à Strasbourg pour dénoncer une "attaque lâche" contre un journaliste d'investigation.

"C'est la cinquième fois en moins de quatre ans qu'un journaliste d'investigation est victime d'un attentat. Il est entre la vie et la mort, nous devons tous penser à lui", a-t-elle déclaré.

"Nous devons exprimer à nouveau notre solidarité pour les journalistes", a-t-elle ajouté, regrettant que les États ne réagissent "pas suffisamment face à la criminalité organisée".

La journaliste et blogueuse maltaise Daphne Caruana Galizia, qui enquêtait sur la corruption, a été assassinée en 2017. En 2018, le journaliste d'investigation slovaque Jan Kuciak et sa fiancée Martina Kusnirova ont été tués.

Plus récemment, le 9 avril, le journaliste grec Giorgos Karaïvaz, spécialisé dans les affaires criminelles, a été tué par balles, devant son domicile dans la banlieue sud d'Athènes.
 

Peter R. De Vries

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