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Van Quickenborne : "Chez nous aussi des journalistes sont menacés par le crime organisé"

Dans notre propre pays également, le crime organisé devient de plus en plus déterminé et des journalistes, notamment, sont menacés. C'est ce que déclare le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD) après le meurtre du journaliste néerlandais Peter R. de Vries. Mais le ministre insiste sur le fait que la justice et la police luttent toujours mieux contre ce crime organisé, notamment en interceptant ses canaux de communication.

La situation aux Pays-Bas n'est pas comparable à celle de notre pays, mais nous ne devons pas être naïfs", déclare Vincent Van Quickenborne. "Dans notre pays aussi, le crime organisé devient de plus en plus fort et audacieux." Comment cela se manifeste-t-il concrètement ? "Nous avons vu les actes de violence à Anvers, mais nous avons aussi vu qu'il y a de plus en plus de corruption et que le crime organisé se répand dans les rangs ordinaires de la société.

Les journalistes, eux aussi, sont parfois sous le feu des projecteurs à cet égard. "Nous constatons que des personnes issues du crime organisé profèrent des menaces contre des personnes, mais surtout contre des journalistes", ajoute Vincent Van Quickenborne. Selon le ministre, la police et la justice prennent des mesures à cet égard et les personnes visées sont protégées.

"Ce n'est certainement pas un combat facile - nous le savons - mais je pense qu'avec le dossier Sky ECC (dans lequel des téléphones cryptés de criminels ont été craqués, ndlr) nous avons montré un game changer", ou un tournant argumente le ministre de la Justice. "Cela signifie que nous en faisons une priorité absolue. Nous avons déployé beaucoup de personnes et de ressources sur ce dossier".

Vincent Van Quickenborne répond aux critiques de Bart De Wever

Vincent Van Quickenborne a aussi voulu répondre aux critiques du bourgmestre d'Anvers, Bart De Wever (N-VA) selon lesquelles, "on ne prendrait pas la lutte contre la mafia de la drogue assez au sérieux, dans notre pays". 

Van Quickenborne n'est pas d'accord avec lui. Il fait référence à son plan d'action, qui prévoit des effectifs et des ressources supplémentaires pour le pouvoir judiciaire et la police judiciaire fédérale pour lutter contre le trafic de cocaïne à Anvers.

En outre, le plan "Flow" sera encore renforcé, dit-il. Concrètement, il s'agit de désigner des procureurs pour le port d'Anvers et d'une interdiction de port pour les personnes ayant commis un délit.
 

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