Le nouveau parcours d’intégration flamand a été approuvé : "Il ne s'agit pas de punir, mais d'émanciper"

Le Parlement flamand a approuvé la réforme de la politique régionale d'intégration civique. Le vote sur le nouveau décret a été soldé par les voix de la majorité contre celles de l'opposition. Pour le ministre flamand des Affaires intérieures Bart Somers (Open VLD), cette réforme permettra de livrer des "parcours sur mesure", offrant plus de chances aux nouveaux venus. Le nouveau trajet d’intégration sera d'application à partir de 2022. 

Désormais, pour réussir le test d'intégration civique, les nouveaux arrivants devront se soumettre à un test standardisé à l'issue de leçons de néerlandais comme seconde langue et à un test d'orientation sociale. 

Les personnes qui suivent ce parcours d'intégration et sont sans emploi seront tenues de s'inscrire auprès du service de l'emploi flamand, le VDAB. Et celles qui n'ont pas travaillé suffisamment au cours de deux années, devront réussir un test de néerlandais supplémentaire. Les leçons et les tests sont à charge des candidats, soit 360 euros en tout. 

L'objectif est en outre que les candidats à l'intégration civique soient associés à un compagnon flamand ("buddy") de sorte qu'ils puissent pratiquer durant au moins 40 heures la langue de Vondel mais aussi élargir leur cercle social.  

Un plan critiqué de toutes parts

Les projets de réforme se sont heurtés au cours des mois passés aux critiques des partenaires sociaux flamands et du conseil de l'enseignement flamand dénonçant des seuils supplémentaires pour les primo-arrivants. Le secteur de l'emploi a aussi critiqué la réforme, menant même à une action de protestation devant le Parlement flamand la semaine passée.

Au sein de l'hémicycle, les partis de gauche dans l'opposition ont fustigé la monétisation du parcours, le fait que les tests soient contraignants et que des amendes soient prévues, de même que certains groupes se voient exclus.

A l'extrême droite, pour le Vlaams Belang, la réforme n'était pas assez poussée, le parcours d'intégration étant toujours trop "mou". 

"Des parcours sur mesure"

Le ministre flamand des Affaires intérieures Bart Somers (Open VLD) soutient que la réforme permettre de livrer des "parcours sur mesure", offrant plus de chances aux nouveaux venus. De la sorte, chaque candidat recevra "un plan d'intégration civique personnalisé, tenant compte de son origine et niveau d'éducation".

Ceux qui nécessitent de plus de temps, pourront en outre bénéficier de davantage de mesures de soutien.  Selon le ministre libéral flamand, il ne s'agit pas de punir, "mais juste d'émanciper". "Car nous ne voulons pas laisser abandonner un nouvel arrivant sans qu'il dispose des connaissances de base pour être un citoyen à part entière. Sans connaissance du néerlandais et des fondamentaux de base de notre société, vous être privés d'opportunités", a-t-il défendu.

Les plus consultés