Chargement lecteur vidéo ...

Les premières moules produites en Flandre sont désormais sur le marché

Les premières moules produites en Flandre ont été vendues à la criée d'Ostende. Et ce, le jour même où la nouvelle saison des moules de Zélande a débuté aux Pays-Bas. Mais les initiateurs ne désirent pas entrer en concurrence avec les mytiliculteurs zélandais. "Il y a une place pour tout le monde sous le soleil", font-ils savoir. 

Des moules provenant des bancs flamands sont pour la toute première fois disponibles sur le marché. Ces moules sont cultivées sur des cordes en pleine mer du Nord, juste après la frontière française. La société ostendaise Brevisco collabore dans ce cadre avec la ferme mytilicole française FB Coquillages. 

"Nos moules sont produites en mer dans des conditions difficiles. Il en résulte une saveur intense qui ne peut être comparée à celle d'autres moules de fond ou de suspension", souligne la représentante de Brevisco, Stephanie Debels.

D’après le scientifique Bert Groenendaal, l'élevage des moules en mer du Nord n'est pas si simple. "Le plus gros problème de l'élevage en mer est en fait les conditions. Il faut savoir que la mer du Nord est l'une des mers les plus dures du monde. Cela est principalement dû à sa profondeur limitée. Ça signifie donc qu'il y a d'énormes courants et de nombreuses tempêtes. La moule de la mer du Nord est suspendue assez près de la surface de l'eau. Elle ressent les vagues et est donc constamment en mouvement. Cela a un effet sur les moules : elles sont d'une belle taille, bien remplies et délicieuses", indique-t-il.

Stephanie Debels ambitionne de lancer la moule des bancs flamands sur l'ensemble du marché belge.

Des moules record en Zélande

Mercredi, les mytiliculteurs zélandais ont également montré un grand enthousiasme à l’arrivée de la première récolte de moules zélandaises du large des côtes de Yerseke, en Zélande. Et pour cause, cette année, les coquilles sont exceptionnellement bien remplies.

Les premières moules de Zélande ont été symboliquement remontées à bord du bateau (voir vidéo). Elles ont ensuite été menées à Zeebrugge, leur destination finale. "On a l'impression que les mytiliculteurs de Zélande disent chaque année que les moules sont d'une qualité sans précédent, mais cette année, le pourcentage de chair dans la coquille est de 30 à 35 %, c'est pour cela qu'ils parlent de record, explique Addy Risseeuw, président des mytiliculteurs zélandais. "La quantité de chair dans la coquille à ce moment de la saison est assez exceptionnelle. Cela fait dix ou quinze ans que les producteurs de moules n'ont pas connu une saison pareille".

La production annuelle de moules zélandaises est de cinquante millions de kilos, mais il y a une vingtaine d'années, elle était deux fois plus importante, soit cent millions. "Pour compenser ce déclin, nous lançons un projet pilote en dehors du littoral de la Zélande, dans ce qu'on appelle le pré-delta", précise Addy Risseeuw. "Nous allons commencer modestement et espérons pouvoir y lancer une production à grande échelle vers 2030. Nous aurons alors, outre l'Escaut oriental et la mer des Wadden, une troisième zone de culture de moules aux Pays-Bas." 

Chargement lecteur vidéo ...

Les plus consultés