Nicolas Maeterlinck

Pour Liesbeth Homans, la réduction du nombre des parlementaires ne doit pas être un tabou

Une réduction du nombre de parlementaires flamands ne doit "absolument ne pas être un tabou". C'est ce qu'a déclaré la présidente du Parlement flamand Liesbeth Homans dans son discours du 11 juillet à Meise. Elle y a aussi déclaré que la Flandre devait réfléchir à des réformes internes en prévision d'une "structure étatique simplifiée et logique" de la Belgique.

La crise sanitaire a mis à nu les "faiblesses et limites" de la structure de l'Etat belge, a déclaré dimanche au jardin botanique de Meise, à l'occasion de la fête de la communauté flamande, la présidente du parlement flamand Liesbeth Homans (N-VA). Dans l'attente d'un changement, la Région du nord du pays devrait se pencher sur certaines réformes, comme la réduction du nombre de mandats, estime-t-elle.

À l'image du ministre-président flamand Jan Jambon (N-Va) la veille, Mme Homans a évoqué le "lourd bilan" de la crise sanitaire. Dans un discours faisant écho aux propos de son prédécesseur Yves Leterme en 2008, la présidente du parlement a jugé que la période avait montré que "le pays, dans sa forme actuelle, a atteint ses limites".

Un groupe de travail se penche déjà sur l'avenir de la Belgique au sein de l'assemblée flamande. La réflexion qui est menée doit dépasser les "luttes symboliques et les dogmes", a recommandé Liesbeth Homans.

La présidente ajoute que la Flandre doit oser envisager des réformes internes dans l'attente d'un éventuel changement au niveau fédéral, plaidant notamment pour plus de compétences pour les villes et communes.

Enfin, la réduction du nombre de parlementaires au sein de l'assemblée qu'elle préside ne doit pas être un tabou, insiste la nationaliste flamande. Une piste qui figurait dans la note d'informateur de Bart De Wever (N-VA) mais qui n'avait finalement pas été retenue dans l'accord de gouvernement flamand.
 

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