Le Premier ministre annonce un jour de deuil national ce mardi 20 juillet et un 21 juillet en mode mineur

Le gouvernement fédéral a décrété un jour de deuil national ce mardi 20 juillet pour les victimes des inondations meurtrières des deux derniers jours, a annoncé vendredi le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) lors d’une conférence de presse ce vendredi après-midi. Une minute de silence sera observée à midi. Les drapeaux seront mis en berne.

Le chef du gouvernement a salué le "vrai élan de compassion qui traverse aujourd'hui notre pays", face à des inondations dont "il se pourrait qu'elles soient les plus catastrophiques que notre pays ait jamais connues".

Un 21 juillet en mode mineur

Les festivités nationales du 21 juillet, déjà limitées pour cause de coronavirus, seront encore réduites, non seulement par respect pour les victimes, mais aussi parce que de nombreuses forces humaines et matérielles devront toujours être mobilisées sur le terrain des inondations, a indiqué le Premier ministre.

Le bilan provisoire de la catastrophe est de 20 morts et 19 disparus

Le bilan provisoire de la catastrophe s'établit à 20 personnes décédées, dont 9 seulement sont déjà identifiées, et 19 personnes disparues, selon un recensement fourni par la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V). Il pourrait s'alourdir, les secours étant toujours à l'œuvre et beaucoup de personnes isolées dans leur habitation n'ayant pu encore être contactées. Quelque 120 communes ont été touchées dans tout le pays.

Solidarité européenne

Le chef du gouvernement fédéral, entouré de la ministre de l'Intérieur et des ministres-présidents wallon et flamand Elio Di Rupo (PS) et Jan Jambon (N-VA) a salué le travail des secours et les renforts reçus de l'étranger. Ils ont dû œuvrer des dans des conditions exceptionnelles, a fait remarquer Mme Verlinden.
"Depuis mercredi, de grands moyens ont été mis en œuvre sur le territoire des provinces touchées. 

Cela concerne des hélicoptères, des bateaux, des engins de génie civil, des drones. L'ensemble des zones de secours du pays ont apporté leur aide aux personnes sinistrées et les services d'urgence ne comptent pas leurs efforts pour porter secours le plus rapidement possible aux personnes en danger", a expliqué la ministre, en soulignant que les agents ont parfois dû travailler au péril de leur vie.

"Malgré l'effort de tous les partenaires et les renforts reçus, nous avons dû constater que les conditions étaient tellement extrêmes qu'il était parfois impossible de venir directement en aide aux personnes en détresse à cause du niveau de l'eau, de la force du courant ou à cause de l'instabilité des bâtiments et du sol", a-t-elle ajouté.

Entretemps, les services de secours ont pu évacuer l'ensemble des personnes "visiblement en détresse". Des drones et des hélicoptères vont effectuer des recherches dans les zones plus touchées.

Après le secours, viendra le temps du déblaiement et des réparations ainsi que du rétablissement de l'électricité et de l'eau courante dans les zones sinistrées. "Le travail va se poursuivre encore longtemps", a assuré la ministre.

Des critiques se sont déjà fait entendre sur les moyens dont disposaient les services de secours, en particulier la Protection civile réformée sous la législature précédente.

"Aujourd'hui, on est dans l'effort et dans l'aide au maximum. Tout le monde travaille ensemble et de manière exemplaire. Faire une évaluation en pleine catastrophe, c'est la dernière chose à faire. Sur le terrain, ça fonctionne", a assuré Alexander De Croo.

 

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