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Six épouses de djihadistes et dix enfants ont été rapatriés de Syrie

Les six femmes rapatriées cette nuit depuis le camp de Roj, au nord de la Syrie, ont été emmenées dans différentes prisons après avoir dit au revoir à leurs enfants. Cinq d'entre elles ont déjà été condamnées pour terrorisme, tandis que la dernière doit encore être jugée, a précisé le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw lors d'une conférence de presse samedi matin. Les dix enfants qui les accompagnaient, qui sont nés entre 2012 et 2019, ont été emmenés à l'hôpital pour vérification de leur état de santé mentale et physique.

Le parquet de Jeunesse se chargera de leur trouver un cadre approprié au cas par cas. "Les familles concernées ont été personnellement prévenues après le décollage de l'avion depuis Erbil", a précisé Frédéric Van Leeuw.

Un retour volontaire

Concernant les mères, il s'agit de quatre femmes francophones bruxelloises et de deux Anversoises. "Quatre d'entre elles ont été condamnées par défaut à cinq ans de prison pour participation aux activités d'un groupe terroriste, une cinquième a également été condamnée à cinq ans de prison et sa condamnation fait l'objet d'un appel devant la cour d'Anvers. La sixième n'a pas encore été jugée, l'affaire est pendante devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, mais un mandat d'arrêt avait été délivré à son encontre par le juge d'instruction", a détaillé le procureur fédéral.

Ces six femmes répondaient aux critères du Conseil national de sécurité pour être rapatriées. "Elles sont mères d'enfants qui devaient l'être, cela a été prouvé par des tests ADN effectués par les Affaires étrangères il y a quelques semaines. Elles ont clairement exprimé le souhait de rentrer et affirment s'être distanciées d'idéologie extrémiste."
 

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