Pour venir en aide aux sinistrés, les initiatives individuelles spontanées ne sont pas les plus efficaces

De nombreuses personnes dans notre pays ont été touchées par les terribles inondations qui ont ravagé les provinces de Liège, de Namur et du Luxembourg. Des campagnes de récoltes de fonds spontanées ont été lancées dans de nombreux endroits. La Croix-Rouge coordonne l'aide officielle. "Cela fait chaud au cœur de voir cette belle solidarité, mais cela ne va pas toujours de pair avec une assistance efficace. Il y a toujours une situation critique sur place et nous devons examiner ce dont la population a le plus besoin avec les villes et les villages."

Les images terribles du ravage provoqué par les inondations ont ému de nombreuses personnes. Une vague spontanée de solidarité a été déclenchée dans tout le pays. De nombreuses personnes veulent apporter de l’aide d'une manière ou d'une autre, elles collectent des objets à emporter dans les zones touchées ou se rendent de leur propre initiative sur place pour participer au nettoyage.

Toutes sortes d'actions d'aide ont donc été mises en place, mais l'aide officielle est organisée par la Croix-Rouge. Toute personne souhaitant devenir volontaire peut s'inscrire sur la plateforme de crise depuis vendredi.

En seulement deux jours, plus de 5 000 volontaires se sont inscrits pour apporter leur aide, indique le porte-parole Jan Poté. "Ça va très vite."
 

Il faut d'abord inventorier les besoins : combien de personnes sont nécessaires, pour quelle tâche, à quel endroit

"Celui qui s'inscrit comme volontaire ne sera pas déployé aujourd'hui", affirme Jan Poté. "Nous devons d'abord recenser les besoins : savoir combien de personnes il nous faut pour quelle tâche et à quel endroit. Et répondre d'abord à ces besoins est vraiment une priorité, également pour les communautés touchées. Maintenant que l'eau se retire de plus en plus, les dégâts deviennent également plus visibles. Donc, dans les jours à venir, nous aurons une meilleure idée de qui nous pouvons déployer où et pour quoi faire."

Actuellement l’armée et la protection civile sont à l’œuvre

Les premiers volontaires devraient commencer à travailler dès la semaine prochaine. Les missions peuvent être très diverses. "Cela dépend aussi des besoins qui se manifesteront. L'armée et la protection civile sont actuellement occupées à déblayer les débris. Il se peut que nous ayons besoin de volontaires pour encore nettoyer après, ou simplement pour écouter les victimes. Cela deviendra plus clair dans le courant des prochains jours.

Les personnes qui se sont inscrites comme volontaires recevront un courriel lorsque des tâches spécifiques se présenteront. Elles pourront alors choisir pour quelle(s) tâche(s) elles souhaitent s'impliquer.
 

Les actions individuelles spontanées ne sont peut-être pas les plus efficaces, il y a toujours une urgence aiguë.

De nombreuses personnes ont lancé leurs propres actions, mais ce n'est peut-être pas la meilleure idée ? Beaucoup de vêtements, de nourriture ou de produits d’entretien arrivent en ce moment, mais cela pose aussi un problème de logistique. "Nous apprécions vraiment la solidarité, c'est chaleureux. Mais j’ai entendu un jour quelqu'un dire : 'la chaleur et la solidarité ne vont pas toujours de pair avec une assistance efficace', j'ai bien peur que ce soit vrai."

Envoyer des camions remplis de marchandises de votre propre initiative n'est peut-être pas ce que les gens recherchent en ce moment. "Nous n'avons pas encore de vision sur les besoins à long terme, et alors ce ne sera pas une aide efficace.

Nous nous trouvons encore dans une situation critique où une aide d'urgence est nécessaire", déclare Jan Poté. "Il y a toujours un risque d'inondation, par exemple, et l'armée et les services de protection civile doivent d’abord stabiliser les rues et les routes et les rendre quelque peu praticables...". Il s'agit de la première phase, à court terme. Les gens là-bas sont pris en charge par la Croix-Rouge, l'armée, les autorités."

"Lors de la phase suivante, à plus long terme, les gens pourront alors apporter une aide concrète. Mais nous devons d'abord savoir ce qui est nécessaire. Cela se fera en concertation avec le centre de crise, mais aussi avec les villes et les communes sur le terrain. Elles devront indiquer très clairement ce dont elles ont besoin."

Actuellement, la meilleure façon de venir en aide est de faire un don à la Croix-Rouge sur le compte BE70 0000 0000 2525, de s'inscrire comme volontaire ou d'attendre que la Croix-Rouge ou les communes elles-mêmes lancent un appel spécifique.

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