L'ancienne centrale à gaz de Vilvorde

Le Brabant flamand n’accorde pas de permis pour la centrale à gaz de Vilvorde

Selon le quotidien De Tijd et l’information confirmée à VRT NWS, la députation permanente de la province du Brabant flamand refuse d'accorder un permis à l’entreprise énergétique Engie-Electrabel pour l'implantation d'une centrale à gaz à Vilvorde. La décision est surprenante et constitue un revers pour un avenir proche censé se passer de l'énergie nucléaire dès 2025, puisqu'il faudrait construire deux à trois grandes centrales à gaz dans notre pays. "D’après nous, il s’agit à Vilvorde d’un des endroits les plus appropriés en Belgique pour construire une nouvelle centrale à gaz avec un impact minimal sur l’environnement", réagissait Engie-Electrabel.

Les raisons derrière le refus de la province de Brabant flamand sont multiples. Le projet gazier ne passe pas le test environnemental - il serait trop polluant pour la nature -, se heurte à une instruction d'utilisation d'une norme d'azote plus stricte annoncée par la ministre Zuhal Demir, et entre en contradiction avec le plan de politique de qualité de l'air de la ville de Vilvorde qui vise à atteindre la neutralité climatique d'ici 2025 et à réduire radicalement les émissions de CO2, indique le député Gunther Coppens.

La décision reste toutefois surprenante, car le site avait été racheté par la société Engie-Electrabel il y a un an à peine et était considéré comme l'un des principaux candidats dans le projet de construction de centrales à gaz en Belgique, censées devoir absorber la sortie du nucléaire prévue d'ici 2025.

Le groupe énergétique a déclaré au quotidien De Tijd qu'il n'était pas au courant d'un tel refus. Il n’aurait pas encore reçu la motivation de la province du Brabant flamand.

D’après Gunther Coppens (N-VA), le refus n’est pas lié au fait que son parti est opposé à la sortie complète du nucléaire pour 2025. "Engie-Electrabel peut encore aller en appel auprès de la ministre de l’Environnement Zuhal Demir et du gouvernement flamand, et il faudra alors prendre une nouvelle décision", précisait Coppens. 

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a en tous cas soutenu la décision du Brabant flamand via Twitter.

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