Beke : "Pour moi, l’obligation vaccinale n'est pas un tabou"

Lors d'une visite dans un centre de vaccination du Brabant flamand, le ministre flamand de la Santé et du Bien-être Wouter Beke (photo archives) a déclaré vendredi que le fait de rendre éventuellement la vaccination obligatoire en Belgique n’était pas un tabou pour lui. Quant au président des socialistes flamands (Vooruit), Conner Rousseau, il estime que le Covid Safe Ticket est la solution pour pouvoir à nouveau organiser des petits et grands événements. "C’est mon avis en tant qu’homme politique et qu’organisateur".

La Conférence interministérielle (CIM) Santé s'était penchée à la mi-juillet sur la question de l'obligation vaccinale pour les soignants, mais les ministres avaient finalement décidé de continuer à sensibiliser le secteur tant qu'il subsiste une marge de progression. "Ces dernières semaines, nous avons mobilisé, sensibilisé et encouragé, avec succès. L'obligation vaccinale est sur la table, mais beaucoup de questions sont encore en suspens", a précisé Wouter Beke (CD&V).

S'il ne considère pas cette obligation comme un tabou, il souligne les progrès engrangés ces derniers temps dans la campagne: "Il y a deux semaines, 83% du personnel soignant de Flandre était vacciné, on est aujourd'hui à 92%".

Le nord du pays peut s'enorgueillir d'avoir 90% de ses adultes vaccinés d'une première dose, et 60% complètement vaccinés. Chez les jeunes de 16 à 17 ans, 100.000 sur 140.000 ont déjà reçu une première injection. Quant aux adolescents de 12-15 ans, ils ont tous reçu leur invitation et 30% ont déjà reçu une première dose.

Août sera le mois durant lequel les jeunes continueront de se faire vacciner, ainsi que les hésitants ou les citoyens qui avaient refusé le vaccin qui sont revenus sur leur première idée. Ainsi, quelque 700.000 injections sont encore prévues en Flandre ces deux prochaines semaines, dont 665.000 premières doses.

L’éventualité d’une troisième dose est encore à l’étude. "Nous attendons notamment une description du produit de la part de Pfizer. Ensuite nous trancherons. Notamment pour savoir qui doit recevoir une 3e dose ou un rappel", déclarait Beke. Il ne sera décidé que le cas échéant quels centres de vaccination seront utilisés pour administrer ces 3e doses. "S’il devait y avoir une 3e dose, elle ne sera vraisemblablement pas injectée avant 2022".

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Covid Safe Ticket, la solution pour le retour des événements ?

Conner Rousseau (photo archives), le président des socialistes flamands, organise ce week-end à Saint-Nicolas (Flandre orientale) le Festival Walhalla. Au micro de l’émission "De wereld vandaag" (Radio 1), il précisait qu’il s’agit d’un événement pour tester les moyens d’organiser à nouveau des festivals en toute sécurité sanitaire. "Il y a un village où sont effectués les tests. Nous scannerons les Covid Safe Ticket. Tout se passe à l’air libre. Et les participants ne seront pas autorisés à entrer tous en même temps".

"Nous organisons cet événement-test pour apprendre. Nous suivons aussi les résultats des événements-tests effectués à l’étranger. Lors de certains de ces tests aux Pays-Bas, il n’y a par exemple pas eu de contrôle d’identité. Nous en ferons un au Festival Walhalla”.

Conner Rousseau est en faveur du Covid Safe Ticket, même pour les petits événements. "Vooruit est aussi favorable ce pass. Je le soutiens en tant qu’homme politique et en tant qu’organisateur. Nous n’avons pas encore pu convaincre tout le monde au sein du gouvernement, mais les organisateurs y sont certainement favorables. Et l’utilisation du Covid Safe Ticket est très rapide".

Conner Rousseau estime que le pass permettra de rendre davantage de choses possibles. Il estime cependant qu’exiger ce passeport pour permettre aux gens d’aller au restaurant, comme c’est le cas en France, est un pas de trop. "Commençons par les événements et évaluons. Si cette application permet aux gens de travailler et d’organiser à nouveau, alors il faut l’adopter. Les gens refusent une société de passeports, mais nous sommes encore en pandémie de coronavirus. Il s’agit d’une phase intermédiaire", concluait Rousseau.

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