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100.000 tonnes de débris des habitations sinistrées stockées à Wandre, près de Liège

Plus de deux semaines après les crues et inondations qui ont ravagé des centaines d’habitations dans la région de la Vesdre et la Meuse, l’évacuation des contenus des maisons et des débris laissés par la pression de l’eau s’organise péniblement. Les rues sont remplies de meubles et matelas détrempés, d’électro-ménagers inutilisables, de planches de bois arrachées, mais aussi d’effets personnels souvent touchants. Des jouets ou des albums photos par exemple. Des camions vont et viennent entre les rues des villes les plus touchées et un terrain industriel situé à Wandre, près de Liège, encore vide il y a quinze jours. C’est là que les débris à détruire sont provisoirement entassés.

Ce que des milliers de familles possédaient forme maintenant une énorme montagne de détritus, où s’activent des excavatrices. Chaque jour, la montagne grandit de 6.000 à 7.000 tonnes de débris. Il y a déjà 100.000 tonnes, et ce qui reste à enlever dans les rues sinistrées est plus important encore.

"Moudre tout cela n’est pas un problème, le transporter non plus, mais il y a nettement plus qui arrive ici que ce qui en repart", expliquait à VRT NWS Roland Wolfs, responsable du terrain. Il estime qu’il faudra encore au minimum 5 à 6 mois pour rassembler tout ce qui doit être éliminé, le réduire en poussière et le brûler ou l’enterrer.

Les camions qui participent à l’évacuation des déchets forment de longues files depuis l’autoroute. De jour comme de nuit.

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