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Les boutiques de souvenirs au pied du beffroi de Bruges doivent disparaître

Dans un an et demi, les boutiques de souvenirs pour touristes installées depuis des décennies au pied du beffroi de Bruges devront fermer leurs portes. La ville, qui en est propriétaire, a résilié les contrats de location aux commençants. Ces derniers devront donc quitter les lieux d’ici 2023. "C’est incroyable, cela fait 40 ans déjà que je vends ici de la dentelle que je fais moi-même", explique Lieve Pickery, gérante d’une des boutiques concernées.

La ville de Bruges estime ne plus devoir s’occuper de la location de magasins. "Il n’est pas logique non plus de louer ces espaces à petits prix, alors que les services de la ville doivent louer des espaces ailleurs, à prix élevés. La décision s’inscrit dans le cadre de la restauration du beffroi", explique l’échevine des Finances et Propriétés, Mercedes Van Volcem (Open VLD).

"Le beffroi a besoin d’une restauration très approfondie. Elle durera au moins 10 ans. Nous ne pourrons vraisemblablement pas non plus y utiliser nos propres locaux. L’accès au musée ne pourra plus être utilisé. Nous avons voulu prévenir à temps les exploitants des boutiques de souvenirs. Après la restauration, le but est que l’administration de la ville occupe elle-même les espaces dans le beffroi".

D'ici le 1er janvier 2023

Les commerçants se disent choqués par la nouvelle. Lieve Pickery vend depuis des dizaines d’années de la dentelle qu’elle fabrique elle-même, en y mettant tout son cœur. "Nous avons été informés par une lettre très froide", expliquait Pickery à Radio 2 Flandre occidentale. "On pouvait y lire que le contrat de location prendra fin le 1er janvier 2023. Nous devrons alors rendre les clefs. C’est horrible ! Je gère cette boutique depuis 40 ans. J’ai toujours bien payé mon loyer et voilà que je reçois pareille lettre".

"Mon fils allait reprendre le commerce. Mais à cause de l’épidémie de coronavirus, il ne l’a pas encore fait, par manque de revenus. Actuellement, je paie le loyer avec mes économies, mais mon fils n’a pas encore d’économies. Maintenant, nous devrons tous les deux chercher autre chose", soupire Lieve Pickery.

Vue sur le beffroi de Bruges
BELGA/CRABBE

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