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Inondations : une cellule fédérale de soutien va aider à coordonner l'assistance

Une cellule de soutien fédérale va aider le gouvernement wallon à coordonner les efforts d'assistance dans les régions sinistrées par les intempéries de juillet, indiquent ce jeudi plusieurs quotidiens flamands. Toutes les disciplines de gestion de crise, comme la police, les pompiers, la protection civile et la Défense, seront réunies au sein de cette cellule.

Trois semaines après les inondations, les critiques sur la gestion de la catastrophe ne désenflent pas. Pour répondre à la situation dans les nombreuses localités sinistrées, une nouvelle cellule doit favoriser la coordination sur le terrain. En outre, des officiers de la protection civil œuvreront avec les bourgmestres pour renforcer l'aide d'urgence.

Officiellement, ce centre de crise est créé d'un commun accord entre la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden et le ministre-président wallon Elio Di Rupo. Selon les quotidiens flamands, il n'était plus possible d'ignorer les critiques émises dans les cercles gouvernementaux de l'échelon fédéral. De l'extérieur, un doigt accusateur pointe la responsabilité de la ministre Verlinden, bien que le gouverneur de la province de Liège, Hervé Jamar, et Elio Di Rupo aient aussi éprouvé des difficultés à garder la situation sous contrôle.

Dirigée par le Commissariat spécial à la reconstruction, mis sur pied par le ministre-président wallon, cette cellule spéciale reste explicitement sous la houlette des autorités wallonnes. Dans un communiqué, la ministre Verlinden indique que la décision de mettre fin à la phase fédérale de gestion de crise a été prise le 26 juillet dernier, "en concertation avec les gouverneurs concernés et le ministre-président Elio Di Rupo". La coordination a alors été transférée aux cellules de crise provinciales, sous la direction des gouverneurs qui, de près, peuvent cerner les besoins concrets sur le terrain.

Le Commissariat spécial à la reconstruction a été créé par le ministre-président Elio Di Rupo parce que les tâches à réaliser dans le cadre de la reconstruction relèvent principalement des compétences des autorités régionales (aménagement du territoire, logement, déchets, notamment), a également expliqué Annelies Verlinden. Toujours selon la ministre de l'Intérieur, la fin de la phase fédérale n'a cependant pas signifié la fin du soutien apporté par l'autorité fédérale. Le Commissariat spécial et les gouverneurs peuvent continuer à compter sur le soutien de la police fédérale, de la protection civile, du hub logistique national et des zones de secours.

"Complexité et ampleur de la catastrophe"

Depuis le début de la catastrophe, 130 effectifs supplémentaires de la police fédérale sont ainsi mobilisés au quotidien sur le terrain. En plus du personnel des zones de secours, des centaines d'effectifs de la Défense et de la protection civile sont également déployés chaque jour, de même qu'une quantité importante de matériel. "La complexité et l'ampleur de la catastrophe font que les structures provinciales habituelles de gestion de crise doivent être davantage renforcées afin d'organiser l'aide de la manière la plus efficace possible", a souligné Annelies Verlinden (photo).

La cellule d'appui travaillera en étroite collaboration avec la cellule Info du Centre de crise national. En outre, à la demande de la ministre, des officiers de la protection civile prennent contact avec les bourgmestres des villes et communes les plus touchées afin de leur apporter une assistance, d'identifier les besoins et d'établir une liste de priorités. Ils resteront disponibles aussi longtemps que nécessaire. Cela permettra d'assurer une meilleure concordance entre les besoins sur le terrain et les moyens disponibles, a ajouté Annelies Verlinden. "Il reste cependant encore un long chemin à parcourir. Je serai ravie d'épauler le ministre-président Elio Di Rupo dans la tâche titanesque qui l'attend", a conclu Annelies Verlinden.

Nicolas Maeterlinck

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