ROBIN UTRECHT

La Flandre fait don de 150.000 doses du vaccin AstraZeneca

Le ministre régional de la Santé, Wouter Beke, annonce ce lundi que son gouvernement va faire don de 150.000 doses du vaccin AstraZeneca contre le coronavirus à des régions et pays qui disposent de moins ou peu de vaccins. Il s’agit de vaccins qui ont déjà été livrés et qui ne peuvent donc pas être redistribués via le programme international Covax, qui permet aux Nations Unies et leurs partenaires de racheter des vaccins anti-Covid pour les faire redistribuer à des pays plus pauvres. La destination exacte des 150.000 vaccins de Flandre n’a pas encore été fixée. La Belgique a déjà annoncé qu’elle fera don, directement via les fabricants pharmaceutiques et l’initiative Covax, de 168.000 doses de vaccin à l’Ukraine et 225.000 doses au Kosovo, à l’Arménie et la Géorgie. D’autre part, 150.000 doses ont déjà été offertes à la Tunisie, en-dehors du programme Covax.

La campagne de vaccination contre le Covid avance bien en Flandre. Quelque 90% des adultes y ont au moins déjà reçu une dose de vaccin et près de 83% des adultes sont complètement vaccinés. A l’heure actuelle, ce sont les adolescents de 12 à 17 ans qui sont en train d’être vaccinés. Via la procédure européenne d’achat, la Belgique avait demandé nettement plus de doses que celles dont elle aura besoin, d’une part, et d’autre part elle n’a pas prolongé son contrat de livraison avec la firme AstraAZeneca. La Flandre possède donc actuellement 150.000 doses de trop de ce vaccin.

Deux tiers de cette quantité sont immédiatement disponibles, tandis que le dernier tiers est actuellement conservé pour le cas d’éventuels problèmes opérationnels ou logistiques. Quelque 120.000 Flamands doivent en effet encore recevoir une deuxième dose du vaccin AstraZeneca. Les quelque 150.000 doses en surplus seront donc données en deux temps à des pays moins riches, via des accords bilatéraux.

La destination précise des doses offertes n’a pas encore été déterminée. Le ministre flamand de la Santé, Wouter Beke, se dit satisfait. "Si nous voulons éviter que de nombreux variants se développent encore et si nous voulons contribuer à la santé des citoyens qui sont moins fortunés que les Flamands moyens, ce don est la bonne chose à faire".

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