Le centre Ravelijn à Zoutleeuw a annoncé vouloir proposer 10 service-flats aux sinistrés.
WZC Ravelijn

La Flandre propose des logements libres aux victimes des inondations

Le ministre flamand de la Santé et du Bien-être, Wouter Beke, veut proposer des logements en Flandre aux Wallons sinistrés à la suite des inondations. Le ministre a commandé un état des lieux des places disponibles dans les résidences-services du sud du Limbourg et du sud du Brabant flamand. Beke veut ainsi pallier le manque de logements disponibles en provinces wallonnes pour les nombreux sinistrés qui doivent quitter leur habitation endommagée, soit temporairement en attendant des rénovations, soit définitivement. Certains souhaitent en effet quitter définitivement la zone sinistrée.

Avec l'accord du ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA), le ministre Beke (photo) a écrit à tous les propriétaires de résidences-services du Limbourg et du Brabant flamand, les provinces voisines de celle de Liège, pour savoir combien de places y étaient libres. Il demande à ces propriétaires d’envoyer diverses informations à l’Agence flamande Soins et Santé.

D’après le quotidien Het Belang van Limburg, il existerait 718 logements reconnus au sud de la province du Limbourg et 346 dans le Brabant flamand. "Avec cet appel, nous sondons dans quelle mesure il est possible d'offrir un toit aux victimes des inondations", explique le ministre flamand. "Nous voulons avoir un aperçu du nombre de logements en résidences-services disponibles qui peuvent être utilisées pour l'hébergement d'urgence des personnes dont la propre maison est devenue inhabitable en raison des inondations".

L'idée est ensuite de transférer la liste vers la plateforme d'entraide créée par le gouvernement wallon, ainsi qu'aux CPAS et assureurs concernés. "L'évaluation devra se faire sur une base individuelle", confirme le porte-parole du ministre démocrate-chrétien dans Le Soir. "C'est aux personnes de dire si cela les intéresse ou pas. Il paraît logique qu'elles préfèrent d'abord trouver une solution dans leur propre région".

Les autorités wallonnes auraient accepté sans broncher cette proposition, indique encore Le Soir.

Pour combien de temps ?

“Les gestionnaires des résidences-services devront maintenant voir combien de logements peuvent être libérés et puis conclure un accord de séjour avec les familles concernées, pour une durée déterminée, voire indéterminée. Nous ne mettrons jamais ces personnes à la rue", indique le ministre Beke.

Tous les logements en résidences-services qui sont libres doivent-ils maintenant être proposés aux sinistrés ? "Non. Un gestionnaire qui possède par exemple dix logements disponibles peut en mettre cinq à la disposition des familles sinistrées. Les cinq autres restent alors en réserve pour des seniors qui voudraient s’y installer dans les mois à venir. Le gouvernement flamand ne va pas contrôler de façon stricte, c’est une décision qui doit être prise au niveau local", précisait encore Wouter Beke.

Mercredi soir, le centre de repos et de soins Ravelijn (photo) de Zoutleeuw (Brabant flamand) avait déjà annoncé qu’il mettra 10 service-flats à disposition des victimes des inondations. Il répondait ainsi à l’appel du ministre Beke, mais aussi du Réseau flamand de soins indépendants (Vlozo) en solidarité avec les familles wallonnes sinistrées.

Fos Fotografie

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