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En Flandre, les adolescents peuvent désormais se faire vacciner à l'école

Depuis ce lundi, les jeunes Flamands ont la possibilité de se faire vacciner contre le covid-19 dans leur établissement scolaire. Genk est la première ville à lancer cette nouveauté. La commune limbourgeoise a en effet décidé de prendre les devants car le taux de vaccination y est légèrement inférieur à la moyenne flamande. Dans le courant de la semaine, les élèves d'autres communes flamandes pourront à leur tour se faire vacciner à l'école. 

L’école GO! BUSO De Richter a ouvert le bal ce lundi. "La piqûre est administrée dans notre infirmerie. Le nombre de jeunes qui ont été vaccinés ce matin se situe entre 10 et 15", indique le directeur de l'école, Wilfried Steegmans.

"Tout faire pour augmenter le taux de vaccination"

A Genk, le pourcentage des jeunes de 12 à 17 ans qui ont été vaccinés au moins une fois n'est que de 65 %, alors que la moyenne flamande est de près de 80 %. "Nous voulons faire tout ce que nous pouvons pour augmenter le taux de vaccination", explique le bourgmestre Wim Dries, qui a pris l'initiative de faire vacciner les jeunes dans les écoles de sa ville.

"Aujourd'hui, il y a environ 1 500 élèves de Genk qui ne sont pas protégés. En amenant le centre de vaccination dans les neuf écoles secondaires, nous espérons diminuer ce nombre de moitié", précise-t-il.

Autorisation des parents

"D'une manière générale, la plupart des élèves se sont montrés positifs à l'égard du vaccin", rélève le directeur de l’école GO! BUSO De Richter. "Pendant la campagne de vaccination, nous avons également toujours mis l'accent sur la sensibilisation. Comme les élèves de moins de 16 ans ont besoin d'une autorisation parentale, nous leur avons remis une lettre qu'ils devaient nous retourner signée le vendredi".

Au sein de l’établissement, Kylian Leblanc, 19 ans, se fais vacciné avec des sentiments mitigés. "Je suis le mouvement parce que tout le monde le fait", admet-il au micro de Radio 2 (VRT). "C'est une vraie galère d'entrer dans les bars ou les événements sans certificat de vaccination. J'ai encore des doutes car je ne sais pas ce que contient le vaccin et j'ai peur de ses conséquences. L'aiguille en elle-même ne me fait pas peur du tout, c'est juste une petite piqûre !".

Fake news sur Instagram

Une élève de 15 ans de l'école de cuisine a pour sa part eu moins de doutes. "J'étais en vacances jusqu'au 30 août et je n'ai pas encore eu l'occasion de me faire vacciner. Mes parents ont également été vaccinés et je voudrais le faire moi-même pour protéger d'autres personnes", explique-t-elle.

"Malheureusement, je vois autour de moi des jeunes qui ont des doutes. Par exemple, des vidéos circulent sur Instagram montrant des adolescents en train de faire une crise après le vaccin", poursuit la jeune fille. "Je sais que ce sont des fake news, mais beaucoup de mes pairs considèrent ces vidéos comme acquises. Il n'est pas toujours facile de les convaincre du contraire."

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