La ministre Lydia Peeters renforce la lutte contre la fraude au filtre à particules

A l’heure actuelle, l’inspection automobile n’est pas en mesure de détecter les véhicules diesel dont le filtre à particules est défectueux ou inexistant. Mais cette situation va changer, notamment pour contrecarrer les cas de fraude. Dès le 1er juillet 2022, un test avec un compteur de particules sera ajouté au contrôle technique annuel des véhicules diesel (voitures particulières et camions légers), annonçait ce dimanche la ministre flamande à la Mobilité, Lydia Peeters.

Actuellement 1,68 million de voitures diesel circulent en Flandre, si l’on en croit les Statistique flamandes pour 2020. A partir de la norme Euro 5, les véhicules sont obligés d’avoir un filtre à particules qui fonctionne correctement, pour réduire l’émission de particules fines.

A la suite du scandale du dieselgate, qui a mis en évidence des fraudes au respect des normes d'émissions de CO2, il est apparu que certains propriétaires retiraient sciemment le filtre à particules. Pour détecter l’absence de ce filtre, un contrôle avec un compteur à particules sera introduit. "Ce compteur donne une meilleure évaluation de l’émission de particules fines et représente une méthode facile de constater à l’inspection automobile si le filtre est bien en place et fonctionne correctement. Etant donné que ce filtre retient entre 95 et 99% de l’émission de particules, il possède un impact important sur les émissions d’échappement des véhicules au diesel et donc aussi sur la santé publique", précise la ministre Lydia Peeters (photo archives).

Le problème est actuellement que la fraude au filtre à particules ne peut être détectée parce que les mesures utilisées ne permettent pas de constater si le filtre est présent ou absent. Le test d’opacité qui est utilisé à l’heure actuelle pendant l’inspection automobile ne sert pas à cela. "Nous allons changer cela dès juillet 2022. Avec Bruxelles et la Wallonie nous nous sommes mis d’accord sur un cahier de charges pour les centres d’inspection automobile", indiquait Lydia Peeters.

Ces centres pourront donc acheter un nouvel équipement - le compteur de particules -, pour vérifier s’il n’y a pas fraude au filtre à particules. "Dans un premier temps, ce sont toutes les voitures et les camionnettes avec un moteur diesel à partir de la norme Euro 5a et plus récente qui seront contrôlés. Mais à terme, nous étudions s’il est possible d’étendre cette mesure aux camions, bus et véhicules à essence", insiste la ministre flamande à la Mobilité.

Si un véhicule émet plus d’un million de particules fines par centimètre cube, il recevra un carton rouge. Cela signifie que le filtre est cassé ou a été enlevé et qu’il doit être remplacé endéans quinze jours. Le véhicule doit ensuite repasser à l’inspection automobile.

Si un véhicule émet moins de 250.000 particules fines par centimètre cube, il recevra un carton vert. "Pour les véhicules qui se situent dans la zone grise entre 250.000 et un million de particules fines, nous prévoyons une période de transition de 2 ans et son propriétaire recevra une mise en garde", concluait la ministre Peeters.

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