Chargement lecteur vidéo ...

Demande de transparence sur les aides versées par le gouvernement flamand suite à l’annulation du Pukkelpop

Les organisateurs de Pukkelpop recevront en fin de compte un maximum de 1,8 million d'euros du gouvernement flamand pour les coûts qu'ils ont encourus durant la préparation du festival. Ce versement a été critiqué car le festival avait été annulé sur décision des organisateurs selon lesquels les mesures  sanitaires étaient trop strictes. Finalement, le Pukkelpop pourra récupérer tous les coûts, mais il devra en fournir la preuve. Le député flamand Maurtis Vande Reyde (Open VLD remet en question ce soutien financier et demande à l'organisateur du festival et au gouvernement de faire preuve de transparence à 100 %.

L'été dernier, le Pukkelpop devait être le premier festival à se dérouler sans mesures sanitaires. Mais à la fin du mois de juillet, les organisateurs ont finalement décidé de jeter l'éponge. Les mesures adaptées – comme les tests que les visiteurs non vaccinés devaient subir - ont rendu le festival impossible à organiser, ont estimé les organisateurs.

Le gouvernement flamand avait initialement promis au festival une avance de 1,8 million d'euros, somme qui devait, en principe, être remboursée après le festival. "Ce n'est que si une décision gouvernementale rend impossible l'organisation du festival que ces frais ne doivent pas être remboursés", a déclaré Hilde Crevits (CD&V).

"C’est le Pukkelpop lui-même qui a décidé de ne pas organiser le festival. Et il aura fallu un certain temps pour savoir s'ils remplissaient bien les conditions pour être remboursés, explique Hilde Crevits, mais les experts de mon administration ont finalement décidé que l'annulation du festival était justifiée, car il était impossible d'organiser les tests supplémentaires nécessaires en si peu de temps."
 

L’annulation du festival était justifiée

"Rien n'a encore été payé. Les organisateurs du Pukkelpop vont maintenant devoir prouver quels sont leurs coûts non récupérables. Il peut s'agir des centaines de personnes avec lesquelles ils avaient déjà conclu des contrats et qui doivent être payés même si aucun service n'a été fourni. Mais nous devrons également prendre en compte les revenus qu'ils ont générés grâce au festival alternatif qu'ils ont organisé", explique le ministre Crevits.

Le porte-parole du Pukkelpop, Frederik Luyten, est satisfait de cette décision. "Comme pour beaucoup d'autres événements de notre secteur, cela nous donne une certaine marge de manœuvre pour limiter les pertes et payer les dépenses des fournisseurs et du personnel."

"Un dossier est en cours d'élaboration dans lequel nous présenterons ces coûts et nous pourrons donc en récupérer une partie. Il va sans dire qu'elle est la bienvenue pour préparer la prochaine édition", déclare Frederik Luyten.
 

Transparence ?

Le parlementaire flamand Maurits Vande Reyde (Open VLD) remet en question le soutien financier que Pukkelpop doit recevoirt du gouvernement flamand. Il appelle l'organisateur du festival et le gouvernement à être 100 % transparents. "Il s'agit d’argent public", déclare Vande Reyde dans "De ochtend" sur Radio 1( VRT). 

"Je pense qu'il serait bon que le cabinet de la ministre et le Pukkelpop lui-même clarifient la situation. S’ils sont dans leur droit dans le cadre du système actuel - ce qui est peut être le cas - alors ils doivent simplement être transparent", poursuit le libéral. "Je remarque aussi maintenant qu'il y a eu une confusion avec l'organisation de l'alternative au Pukkelpop, (le Pukkelpopkwartier), que le Pukkelpop a organisé quelques semaines plus tard. Je me demande pourquoi ils n'ont pas pu organiser ce festival tout de suite au lieu d’annuler le festival original."
 

Les plus consultés