Microplastiques dans les eaux de surface flamandes : peu de risques pour l'environnement ?

Si l’on en croit les résultats d’une étude menée par l’Université de Gand (UGent) et l’Institution flamande pour la recherche technologique (Vito), les microplastiques présents dans les eaux de surface en Flandre représentent un risque faible, voire négligeable, pour l'environnement. Les résultats de l’étude ont été publiés lundi.

Avec une moyenne de 0,36 microparticule de plastique par litre d'eau, la Région flamande présente des concentrations similaires à celles observées dans d'autres pays européens. L'impact écologique de ces petites particules de moins de 5 mm restait encore peu connu dans la région.

Au total, l'analyse a porté sur 210 échantillons, prélevés à partir d'eaux de surface, d'eaux usées domestiques, d'eaux des stations d'épuration et d'eaux de ruissellement des autoroutes. Le résultat a prouvé que, bien que fort répandus, ces microplastiques ne présentaient qu'un impact négatif minime sur l'environnement.

"Le fait que les risques d'effets négatifs sur l'environnement soient faibles, voire négligeables, est une bonne chose", s'est félicitée la ministre flamande de l'Environnement, Zuhal Demir (N-VA). "Une source importante semble d'ailleurs provenir de l'usure des pneus de nos voitures. La focalisation unilatérale de certains sur l'industrie est donc injustifiée. La production de ces microplastiques est du fait de chacun d'entre nous, des ménages aux transports en passant par l'industrie, ce qui signifie que nos mesures politiques devront se concentrer sur tous ces différents secteurs.", a ajouté Zuhal Demir.

Les effets de ces petites particules de plastique sur l'eau potable et les aliments restent néanmoins encore non déterminés, le gouvernement flamand faisant dès lors actuellement pression pour que des recherches supplémentaires soient menées en ce sens.

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