L'infectiologue Erika Vlieghe s’inquiète de la situation sanitaire à Bruxelles

"Il faut se concentrer sur la situation à Bruxelles", a déclaré ce dimanche l’infectiologue Erika Vlieghe sur le plateau de l'émission "De Zevende Dag" (VRT). "Beaucoup de gens peuvent tomber malades et les hôpitaux sont déjà à la limite de la saturation". Elle a estimé par ailleurs qu'il était encore trop tôt pour supprimer l'obligation du port du masque.

Le faible taux de vaccination à Bruxelles inquiète les experts et les responsables politiques. Le passe sanitaire est désormais obligatoire pour le secteur de la restauration et d'autres sont en préparation, mais selon Erika Vlieghe, il faut encore aller plus loin. "Il faut vraiment que quelque chose se passe à Bruxelles, parce que sinon des choses très graves vont s'y produire."

"Nous devons prendre des mesures très pragmatiques pour avancer dans ce domaine. Beaucoup de gens peuvent tomber malades et les hôpitaux sont déjà à leur limite et doivent commencer à répartir les patients. Il n'y a pas beaucoup de temps pour y réfléchir longuement."
 

"Il est encore trop tôt pour supprimer l'obligation du port du masque"

Vendredi, lors du prochain comité de concertation, une nouvelle étape dans l'assouplissement des mesures sera franchie, a laissé entendre ce week-end le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD). 

Il a évoqué le port du masque dans une série d'endroits, comme les entreprises ou des lieux publics, où il est toujours de rigueur mais où il ne serait plus nécessaire. L'obligation doit, selon lui, être maintenue, dans des lieux où les gens sont proches les uns des autres et mal ventilés, comme les transports en commun.

Mais pour Erika Vlieghe il est trop tôt pour abroger complètement l'obligation de porter un masque. Une idée qu'elle juge même "irresponsable". 

"Notre société n'est pas encore prête pour cela". Une suppression pure et simple n'est pas opportune. "L'hiver se rapproche et les gens passeront plus de temps à l'intérieur, a-t-elle fait remarquer. Dans certains endroits, il y a en outre trop peu de gens vaccinés et il faudra surveiller de près la durée des effets du vaccin dans les mois qui viennent alors que le variant Delta circule toujours.

"Continuons à être prudents comme nous le sommes pour le moment en ce qui concerne les mesures et cela nous aidera à traverser l'hiver", a-t-elle ajouté.
 

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