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L’accueil à la petite enfance au bord de la crise en Flandre, avec un nombre record de postes vacants

Le parti d’opposition Groen tire la sonnette d’alarme face au manque criant de personnel dans le secteur de la garde d’enfants en Flandre. La députée écologiste Celia Groothedde estime que le secteur est en crise - avec 4.000 postes vacants - et demande que le gouvernement régional y remédie d’urgence. Selon Groothedde, le fait que le ministre de l’Enseignement Ben Weyts veuille engager 550 personnes supplémentaires pour l'accueil des enfants en maternelle, afin de décharger les enseignants, est une bonne chose pour les maternelles. "Mais pour l’accueil à la petite enfance, cette mesure ne pouvait pas plus mal tomber".

Le secteur de la garde d’enfants est sous pression de longue date en Belgique et a besoin d’urgence d’une revalorisation. Il faut des budgets supplémentaires pour une meilleure formation et une rémunération majorée du personnel. Entretemps, la règlementation en Flandre (décret de soins) permet encore toujours qu’une puéricultrice ait la garde de huit à neuf enfants, soit "la norme la plus lourde dans toute l’Europe", d’après Celia Groothedde (photo). Et dans la pratique, ce nombre serait d’ailleurs souvent dépassé.

Les initiatives d’accueil à la petite enfance ont souvent des difficultés à trouver du personnel bien formé. Le fait que le ministre Ben Weyts veuille maintenant impliquer du personnel supplémentaire dans l’enseignement maternel est une mauvaise nouvelle pour l’accueil à la petite enfance, qui voit ainsi ses candidats attirés vers d’autres horizons.

"La ministre flamande de l’Emploi, Hilde Crevits, m’a confirmé qu’il y avait en 2020 pas moins de 4.000 postes vacants dans l’accueil à la petite enfance. C’est le nombre le plus élevé de postes à pourvoir pour l’ensemble du secteur des soins et du bien-être", explique la députée Groen. Et cela représente 1.000 postes vacants de plus qu’en 2019. Groothedde soutient aussi l’appel à une revalorisation du secteur, qui souffre encore trop souvent d’une image erronée ou dépassée.

"C’est nettement plus que juste garder des enfants", souligne la députée. "Pour les enfants provenant de familles défavorisées, cet accueil est même capital pour leur développement. Il donne à l’enfant les bases pour le reste de sa vie en matière de relations, d’aptitudes sociales, d’attachement et d’apprentissage".

Belga Image

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