ROBIN UTRECHT

Trois communes flamandes sur quatre "pauvres" en médecins généralistes

Trois communes flamandes sur quatre sont en pénurie plus ou moins importante de médecins généralistes". C'est ce qu'écrivent plusieurs journaux du groupe DPG Media sur la base des chiffres de l’agence flamande des Soins de Santé "Zorg en Gezondheid". Mais qu'est-ce que cela signifie, et est-ce problématique ? Et si oui, quelles sont les solutions ? "Il y aura bientôt une subvention pour les médecins généralistes qui demandent de l'aide ou qui fusionnent dans des cabinets", selon Zorg en Gezondheid.

Les chiffres de l'Agence flamande pour des Soins de Santé montrent qu'environ 3 communes flamandes sur 4 sont "pauvres en médecins généralistes". Le nombre de communes disposant d'un nombre limité de médecins généralistes a également augmenté de manière significative ces dernières années.

"Pauvre en médecins généralistes" signifie qu'il y a moins de 9 généralistes pour 10 000 habitants, mais cela ne signifie pas nécessairement que les patients ne peuvent pas trouver de médecin. En effet, les chiffres tiennent compte du fait que les médecins travaillent à mi-temps ou à temps plein, et du nombre de patients qu'ils prennent en charge. 

"Même si vous ne trouvez pas de médecin généraliste, le médecin le plus proche devrait normalement vous prendre en charge pour une consultation", explique Dirk Devroey, professeur de médecine générale. "Et ces dernières années, de nombreux médecins ont fusionné leurs cabinets ou se sont dotés d'assistants qui les déchargent d'une grande partie de la charge administrative, de sorte qu'en tant que généraliste, vous pouvez prendre plus de patients", ajoute Dirk Devroey.
 

Des solutions en vue ?

Les chiffres ne disent pas tout, mais la situation reste préoccupante. Quoi qu'il en soit, la charge de travail reste très élevée pour les médecins. "Tous les généralistes sont surchargés de travail. Il y a une pénurie depuis longtemps", déclare Dirk Devroey. Et même si cela ne signifie pas qu'en tant que patient, vous ne pouvez plus trouver un généraliste partout, le problème existe bel et bien. "Nous travaillons aussi avec les listes d'attente et des arrêts de patients", a témoigné Sophie Van Steenbergen de Jong Domus (l'association des jeunes médecins généralistes) dans "De ochtend" sur Radio 1 (VRT).

L'augmentation (supplémentaire) du quota de médecins généralistes - permettant à un plus grand nombre de médecins généralistes d'obtenir un diplôme - peut-elle être une source de réconfort ? "Cela peut encore aider, mais ce n'est pas suffisant, dit M. Devroey. "Mais le généraliste moderne n'est plus toujours prêt à travailler 80 heures par semaine, comme le font de nombreux généralistes plus âgés. Quand ils partent à la retraite, il faut en fait 1,5 nouveau généraliste."

La fusion des cabinets de médecins généralistes peut-elle alors aider ? "Oui," pense Devroey. "Cela rend également le métier de médecin généraliste plus attractif si l'on ne doit pas se concentrer sur l'administration". Zorg en Gezondheid l'a également compris. "Nous avions l'habitude de travailler avec une prime d'établissement. Les médecins généralistes recevaient une contribution financière s'ils s'établissaient dans des régions comptant peu de médecins. Mais le système s'est avéré inefficace", explique Ria Vandenreyt.

"Maintenant, nous allons nous concentrer sur la formation à la pratique multidisciplinaire. Cela signifie que nous allons fournir une contribution financière aux médecins généralistes qui demandent de l'aide ou qui fusionnent dans des cabinets. Le système prendra effet à partir de 2022."

Bientôt une subvention

Cette allocation, qui prendra la forme d'une subvention, est destinée aux cabinets où plus de deux disciplines travaillent ensemble. Il peut s'agir, par exemple, d'une infirmière de cabinet ou d'un assistant administratif, qui soutiennent un ou plusieurs médecins généralistes. Les médecins généralistes débutants peuvent également obtenir un prêt supplémentaire sans intérêt pour embaucher une aide.

Plusieurs médecins généralistes et associations de médecins généralistes plaident également depuis un certain temps en faveur de l'abolition du certificat médical en cas d'arrêt de travail d'une journée. "Cela permettrait également de réduire la charge administrative", précise Sophie Van Steenbergen. "(...) Et nous pourrons alors nous concentrer sur notre 'activité principale', à savoir prendre soin des patients."
 

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