L'ACV dénonce un "jeu politique" du ZNA, qui n'engage plus de soignants non-vaccinés

Le Réseau hospitalier d’Anvers (ZNA) a-t-il le droit de refuser des candidats parce qu’ils ne sont pas vaccinés, comme il le fait depuis le mois de septembre ? Les spécialistes estiment que la réponse n’est pas simple. Le syndicat chrétien ACV fustige la décision du ZNA, qualifiant celle-ci de "jeu politique" et en affirmant regretter qu'elle n'ait pas été discutée en premier lieu au sein du comité d'entreprise.

Le ZNA a choisi d'agir ainsi depuis le mois de septembre, en prévision d'un cadre juridique fédéral imposant la vaccination au personnel soignant, souligne l'échevine Els van Doesburg, présidente du conseil d'administration du Réseau hospitalier d’Anvers. Il n'est pas encore possible d'obliger le personnel en place à se faire vacciner, mais le fait de refuser un candidat en raison de son statut vaccinal pose question au niveau juridique.

"Nous partons du principe qu'une personne non vaccinée s'exclura elle-même du parcours d'embauche", explique Els van Doesburg. "Nous lui offrons l'occasion de se faire vacciner afin de remédier à cela. Si elle refuse, l'entretien est terminé." Pour l'instant, aucune plainte n'a été reçue concernant cette approche. L'ACV regrette cependant de quelle manière la décision a été introduite et communiquée.

Attendre un cadre légal

"En tant que grand groupe hospitalier, la direction souhaite envoyer un signal, mais nous regrettons que cela n'ait pas été discuté avec nous", a déclaré le délégué Wouter Bernaerts. "Ce signal est clairement adressé au ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, il s'agit donc d'un jeu politique. Mais ce n'est pas notre problème. Le nombre de postes vacants est important: 70 actuellement. Chaque nouvelle infirmière est une victoire. Bien sûr, nous essayons toujours de convaincre les nouveaux venus et le personnel en place de se faire vacciner, mais pas de cette manière".

"Plus on force, plus la résistance est forte. Il faut au moins attendre qu'il y ait un cadre légal comme pour les autres vaccinations déjà obligatoires pour le personnel soignant." Le syndicat affirme avoir déjà connaissance d'un candidat qui aurait été refusé parce qu'il n'était pas vacciné.

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