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Pour Agoria, les entreprises doivent pouvoir imposer le Covid Safe Ticket

Les entreprises doivent avoir la possibilité d'imposer le Covid Safe Ticket (CST) aux employés sur le lieu de travail, estime la fédération de l'industrie technologique. "Ceux qui refusent catégoriquement devraient être renvoyés chez eux sans être rémunérés", affirme le PDG d'Agoria Bart Steukers jeudi dans Het Laatste Nieuws. L'Unizo, qui défend les intérêts des indépendants flamands, approuve la proposition d'Agoria.

Les entreprises peuvent déjà demander à connaitre le taux de vaccination de leur personnel. "Une étape supplémentaire est d'offrir l'option aux entreprises qui jugent utile ou nécessaire de rendre le CST obligatoire pour leurs employés", selon M. Steukers. "Et celui qui refuse, peut être renvoyé chez lui sans salaire".
Il estime que cela relève de la sécurité des employés. 

"Les employeurs ont l'obligation de créer des conditions de travail sûres. Qui ne se fait pas vacciner ou tester, présente une menace pour ses collègues. Selon moi, c'est déjà une base juridique pour un licenciement. Et le secret médical ? Il n'est pas compromis, car il y a un choix entre la vaccination, le dépistage ou la guérison. S'il y a des travailleurs qui refusent d'être vaccinés et veulent se faire tester tous les jours, alors qu'ils le fassent".

Une bonne partie des membres d'Agoria soutient cette position de la fédération, qui représente 2.000 entreprises, pourvoyeuses d'emploi pour 315.000 personnes.
 

L'organisation patronale flamande Unizo aussi en faveur du Covid Safe Ticket au travail

Unizo, qui défend les intérêts des indépendants flamands, approuve la proposition de la fédération de l'industrie technologique Agoria faite jeudi d'autoriser les entreprises à imposer un Covid Safe Ticket (CST) à leurs employés. "En principe, nous pouvons pleinement soutenir cela", a réagi son dirigeant Danny Van Assche auprès de Belga.

"Le Covid Safe Ticket est introduit dans les lieux où de nombreuses personnes se rassemblent. Mais c'est souvent le cas aussi sur le lieu de travail", estime M. Van Assche. Pour lui, une obligation générale n'est pas nécessaire mais la possibilité devrait être laissée aux employeurs, certains estimant "que cela pourrait être important pour la sécurité".

Le dirigeant d'Unizo souligne qu'il est du devoir de l'employeur d'assurer à ses salariés l'environnement de travail le plus sûr possible. "Qu'en est-il par exemple des employeurs qui engagent des personnes à risque? Avec le CST, le risque de contamination par un collègue peut être réduit."

Danny Van Assche pointe en outre que dans l'horeca, le personnel doit porter un masque buccal, au contraire des clients qui, eux, doivent présenter leur certificat sanitaire. "Si le personnel pouvait présenter son CST, alors il n'aurait plus à porter le masque", illustre-t-il.

Selon Unizo, les entreprises devraient pouvoir élaborer une politique sanitaire "qui profite à leurs clients et à leurs employés".

Du côté des syndicats, le son de cloche est tout autre, la FGTB mettant en exergue que le pass sanitaire contient des informations sensibles relatives à la santé et que l'employeur ne peut donc les demander. Le syndicat socialiste souligne en outre qu'au sein du Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail, qui réunit représentants des travailleurs et du patronat, la position était unanime de refuser l'application du pass sanitaire au travail.
Le ministre fédéral de l'Emploi, Pierre-Yves Dermagne (PS), a quant à lui appelé à la prudence sur cette question, estimant que des questions pratiques et déontologiques se posaient.

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