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Les urgences de Louvain de plus en plus souvent confrontées à des intoxications alcooliques

De plus en plus de personnes se présentent aux urgences des hôpitaux de Louvain en raison d’une intoxication alcoolique. En 12 ans, leur nombre a augmenté de de plus de 50%. Ces dernières années, il y a eu en moyenne plus de cinq patients alcoolisés par jour. Parmi eux, il y a des jeunes mais ce sont surtout des personnes d'une cinquantaine d'années qui viennent aux urgences pour des problèmes de consommation d'alcool.

Entre 2008 et 2019, le nombre de patients en état d’ébriété dans les services d'urgence de l'UZ Leuven et de Heilig Hart Leuven a augmenté de plus de 50 % : de 1 260 à 1 911 cas. Dans une ville universitaire, les adolescents et les étudiants se retrouvent parmi eux ; ils représentent environ un tiers du nombre total d'intoxications alcooliques.

Mais les personnes âgées de 40 à 59 ans sont tout aussi bien représentées. "Ce sont surtout les quinquagénaires qui sont en tête du peloton avec le plus grand nombre d'intoxications au cours des dix dernières années", rapporte l'UZ Leuven. "Le groupe des quinquagénaires présente également les valeurs d'alcool les plus élevées de tous les âges. Ce sont souvent des buveurs chroniques", explique le professeur Sandra Verelst, chef du service des urgences.

Pour la majorité des patients (80 %) il s’agit d’un cas unique, mais les services d'urgence voient également certaines personnes arriver à l'hôpital plusieurs fois pour une surdose d'alcool. Dans un cas extrême, une personne s'est retrouvée aux urgences jusqu'à 46 fois. "C'est frustrant de voir les mêmes personnes revenir encore et encore", confie-t-elle.
 

"Une lourde charge pour le personnel soignant".
Professeur Sandra Verelst, chef du service des urgences.

Ces dernières années, les services d'urgence de l'UZ Leuven et du Heilig Hart Leuven ont accueilli en moyenne plus de cinq patients en état d’ébriété par jour. "C'est une lourde charge pour le personnel soignant, qui est évitable", estiment les hôpitaux. "Nous constatons que les patients ivres nécessitent souvent une surveillance accrue", déplore le Dr Verelst.

"Surtout lorsqu'ils dégrisent, ils peuvent devenir très agités : ils retirent leur perfusion ou essaient de partir plus tôt. Le personnel d'urgence dont nous disposons pour les superviser ne peut être déployé ailleurs."
 

Toute personne qui commence à boire jeune court un risque accru de devenir un buveur problématique plus tard dans sa vie

Les médecins soulignent l'importance de la sensibilisation. Une fois sobres, les patients du service des urgences sont sensibilisés aux conséquences de l'abus d'alcool. "Toute personne qui commence à boire jeune court un risque accru de devenir un buveur problématique plus tard dans sa vie. Nous considérons donc qu'il est important pour la société de continuer à sensibiliser les enfants et les jeunes sur les dangers de l'alcool", conclut le Dr Sandra Verelst.

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