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Regain d’intérêt pour les études supérieures de soins de santé avec plus de 20.000 inscrits

Pour la première fois depuis cinq ans plus de 20.000 personnes suivent des études en soins de la santé dans une école supérieure en Flandre. Il s’agit par exemple d’une formation en logopédie ou en imagerie médicale, ou d’un Bachelor en soins infirmiers. C’est ce qui ressort des chiffres récoltés par Lon Holtzer, l’ambassadrice flamande des soins de santé.

Ce sont avant tout des études de soins infirmiers qui ont le vent en poupe, alors qu’il s’agit d’un métier en pénurie de main d’œuvre qualifiée. Pour la première fois depuis des années, le nombre de jeunes de 18 ans qui suivent le Bachelor dans cette discipline a augmenté, de 7%.

Mais à un âge plus avancé également, un nombre croissant de personnes optent pour une reconversion professionnelle comme infirmier ou infirmière. Ces nouvelles recrues ne suffiront néanmoins pas à combler la pénurie de personnel soignant dans les années à venir, craint Lon Holtzer.

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, le grand public a pu se faire une meilleure idée du métier d’infirmier, sous toutes ses facettes, estime l’ambassadrice flamande des soins de santé. Tant les médecins que les infirmiers ont pris la parole et ont montré beaucoup de respect pour leurs collègues. En même temps, ils ont montré jusqu’où va le métier d’infirmier, ce qui a tenté un certain nombre de citoyens à se tourner vers ce métier.

D’aide-ménagère ou conducteur de poids-lourds à soignant

Le nombre de personnes actives sur le marché de l’emploi qui souhaitent se reconvertir en infirmier ou aide-soignant a également nettement augmenté ces derniers mois, constate Lon Holtzer. "Chaque jour je reçois des appels téléphoniques de candidats, et ils viennent de partout".

"Des gens qui sont actuellement aide-ménagère et qui veulent suivre une formation d’infirmière, mais aussi des conducteurs de poids-lourds, des gérants de magasins, des enseignants, des scientifiques biomédicaux. C’est un large éventail de personnes qui décident de changer de carrière et de le faire de telle sorte qu’elles peuvent percevoir encore un salaire pendant qu’elles sont en train de suivre une nouvelle formation".

Lon Holtzer estime cependant que l’afflux de candidats ne suffira pas à combler entièrement les places vacantes dans le secteur des soins de santé. Et cela alors que le marché du travail rétrécit et que la population vieillit et a besoin de beaucoup de soins à un âge plus avancé.

"Le secteur n’aura pas d’autre choix que de se réinventer et de s’organiser différemment à l’avenir", estime Lon Holtzer. Ce sera un grand défi, selon elle, de devoir garantir des soins de qualité avec un personnel toujours plus restreint.

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