A Barcelone, Jan Jambon rencontre des séparatistes catalans condamnés

Le ministre-président flamand (photo archives) a rencontré, lundi soir à Barcelone, plusieurs mandataires politiques catalans et des représentants de la société civile qui avaient été condamnés en 2019 pour leur participation à l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la communauté autonome de Catalogne en 2017. Ce référendum avait été interdit par le pouvoir central madrilène. Jambon a aussi parlé en visioconférence avec l'ex-président indépendantiste catalan, Carles Puigdemont. Le parti nationaliste flamand a toujours manifesté son opposition à ces condamnations. La Catalogne plaide depuis des années pour son indépendance de l'Espagne, ce qui rend la N-VA sympathique à sa cause.

Avant ses entretiens à Barcelone lundi, le ministre-président flamand Jan Jambon a souligné que le parlement flamand avait adopté dès 2017 une résolution unanime condamnant l'usage disproportionné de la force par les autorités espagnoles dans la communauté autonome du nord-est du pays.

L'ancien vice-ministre-président catalan Oriol Junqueras a été condamné à 13 ans de prison, la peine la plus conséquente infligée par la Cour suprême espagnole. Les anciens ministres Jordi Turull, Raül Romeva et Dolores Bassa avaient quant à eux été condamnés à 12 ans d'incarcération. Carme Forcadell, l'ancien président du parlement catalan, avait reçu une peine de 11 ans et six mois. Josep Rull et Joaquim Forn, anciens ministres catalans, avaient aussi écopé de 10 ans et six mois. Jordi Sànchez et Jordi Cuixart, anciens leaders de deux organisations catalanes (ANC et Omnium Cultural), avaient été condamnés à 9 ans de prison.

En juin de cette année, le gouvernement espagnol a toutefois gracié les neuf catalans emprisonnés. Il s'agissait "d'une nouvelle étape pour mettre fin à la 'confrontation en Catalogne'", avait alors déclaré le Premier ministre espagnol de l'époque Pedro Sanchez. Les neuf condamnés avaient pu quitter l'infrastructure pénitentiaire, à la condition qu'ils ne reproduisent pas de comportements similaires et n'occupent aucune fonction publique.

Visioconférence avec l'indépendantiste Puigdemont

Jan Jambon s'est aussi entretenu par visioconférence mardi avec l'ex-président indépendantiste catalan, Carles Puigdemont (photo archives) Ce dernier réside en Belgique après une déclaration d'indépendance morte-née, fin 2017, dans cette riche région du nord-est de l'Espagne.

L'échange s'est tenu depuis un bureau parlementaire des séparatistes catalans, spécialement aménagé pour maintenir le contact avec Puigdemont. Ce dernier est sous le coup d'une demande d'extradition vers l'Espagne pour répondre de la tentative de sécession de 2017, après l'organisation d'un référendum d'autodétermination interdit par le pouvoir central.

Le ministre-président flamand a exprimé son espoir de pouvoir rencontrer prochainement le Catalan à Barcelone. Carles Puigdemont était accompagné, à Bruxelles, de deux de ses anciens ministres, Toni Comin et Clara Ponsati, que l'Espagne entend également poursuivre pour les mêmes motifs.

AFP or licensors

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