Nicolas Maeterlinck

De Croo : télétravail, masques et une nouvelle vague de vaccinations "pour ne devoir fermer aucun secteur"

Le Premier ministre Alexander De Croo (photo) et le ministre fédéral de l'Emploi Pierre-Yves Dermagne étaient invités ce mardi à découvrir les coulisses de l'entreprise Sonaca à Gosselies (Charleroi). L'occasion pour l'industrie aéronautique de présenter ses technologies du futur qui s'inscrivent dans le plan de relance du gouvernement fédéral. A la veille du Comité de concertation avancé, le Premier ministre a indiqué à VRT NWS que "l’objectif est toujours de ne pas devoir fermer les entreprises, le secteur Horeca ni les écoles" en raison de la remontée rapide du nombre de contaminations au coronavirus et des hospitalisations. De Croo veut introduire des mesures de prévention supplémentaires et permettre à l’ensemble de la population de recevoir une 3e dose de vaccin. Il ne veut néanmoins pas aller jusqu’à l’obligation vaccinale pour tous les citoyens.

Le Premier ministre libéral plaide notamment en faveur de "mesures larges touchant divers secteurs". L’une des options est d’imposer davantage de télétravail, bien que les employeurs aient déjà exprimé leur mécontentement à ce sujet. "Il faut surtout éviter que les différents secteurs se montrent mutuellement du doigt", estime De Croo. Un avis que partage le ministre fédéral de l’Economie, Pierre-Yves Dermagne, qui espère qu’une mesure intermédiaire pourra réconcilier employeurs et experts de la santé.

"Les experts conseillent de repasser au télétravail imposé à temps plein, pour limiter un maximum la circulation du virus. Mais nous savons que c’est très difficile pour certaines entreprises. Nous allons donc proposer une mesure hybride : 3 à 4 jours de télétravail obligatoire, avec la possibilité de se rendre un peu en entreprise". Selon Dermagne, conseiller le télétravail n’est pas suffisant pour qu’il soit respecté, il faut l’imposer.

L'entreprise aéronautique Sonaca

Davantage de masques

Alexander De Croo opte pour le port plus généralisé du masque buccal, assorti d’une limitation des contacts entre les gens. "Le but reste de pouvoir garder ouverts les entreprises, l’Horeca et les écoles. On constate que le nombre de personnes hospitalisées augmente, mais la situation est sous contrôle grâce à la vaccination. Mais il s’agit de maintenir le contrôle tout l’hiver. Il faut donc ajouter une couche de précaution".

Pour le masque, le débat porte actuellement sur l’âge à partir duquel il doit être porté. "La proposition des experts de l’obliger dès l’âge de 9 ans ne fait pas consensus", reconnait Pierre-Yves Dermagne (photo). Son parti, le PS, et la N-VA notamment, ne veulent pas l’imposer aux jeunes enfants. Ils craignent l’impact négatif que cela pourrait avoir sur l’apprentissage et la vie scolaire de ces enfants.

Une rapide 3e dose de vaccin

Contrairement à la décision prise par le gouvernement fédéral d’imposer la vaccination au personnel des soins de santé, d’ici avril 2022, Alexander De Croo n’est pas partisan d’une obligation de vaccination pour l’ensemble de la population. "Je pense qu’il faut parvenir à convaincre les gens. Si vous êtes vacciné, vous courrez moins de risque d’être contaminé, de tomber malade, d’être hospitalisé. Ce n’est pas une protection parfaite, mais c’est encore toujours la meilleure qui soit", estime le Premier ministre.

Il craint en outre qu’une obligation vaccinale ait l’effet inverse que celui escompté et n’entraine certains citoyens à refuser catégoriquement la vaccination.

Le Premier ministre veut mener à bien l’administration d’une troisième dose de vaccin. "Il faut une nouvelle vague de vaccinations. Les centres de vaccination travaillent au rythme des livraisons. Mais celles-ci sont maintenant arrivées et l’administration des doses devrait donc pouvoir avancer plus rapidement", concluait Alexander De Croo au micro de VRT NWS.

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