Un accord au sein du gouvernement fédéral sur l'obligation vaccinale des soignants

Le gouvernement fédéral a finalement trouvé un accord, vendredi peu avant 21h, sur l'obligation vaccinale des soignants. Il n'y aura finalement pas de licenciement des travailleurs qui ne seraient pas vaccinés à partir du 1er avril, mais la poursuite de la suspension du contrat de travail.

Après une journée entière de négociations, le gouvernement fédéral a finalement trouvé un accord sur l’obligation de vaccination pour le personnel soignant.

Un premier accord sur un avant-projet de loi avait pourtant déjà été trouvé lundi soir. Dès le lendemain, les syndicats se sont insurgés contre cette mouture de l'avant-projet et plusieurs d'entre eux ont déposé des préavis de grève pour couvrir d'éventuelles actions. De son côté, le président du PS, Paul Magnette, est également revenu sur l'accord. À ses yeux, il n'était pas concevable de sanctionner par un licenciement un soignant refusant la vaccination alors que cette obligation ne s'applique pas à l'ensemble de la population.

Les différents partis de la coalition au gouvernement fédéral sont finalement parvenus à un compromis, le vaccin anti-covid sera obligatoire pour le personnel soignant à partir de l'année prochaine.

Concrètement, entre le 1er janvier et le 1er avril, les professionnels de la santé non vaccinés devront se soumettre à un dépistage régulier du coronavirus et ceux qui refuseront seront mis au chômage temporaire. Ceux qui n'auront toujours pas été vaccinés au 1er avril seront licenciés de plein droit et devront se rabattre sur les allocations de chômage.

Ils seront donc licenciés, à moins que l'employé n'ait demandé à conserver son contrat de travail avant le 31 mars, auquel cas il sera suspendu sans salaire ni avantage. Cela signifie que le lien avec l'employeur est maintenu et qu'un employé peut toujours changer d'avis.

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