Vandenbroucke appelle à boycotter les établissements de l’horeca qui ne respectent pas l’usage du CST

Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), ne peut exclure des mesures encore plus strictes si les chiffres du Covid ne s'améliorent pas. Il a ainsi appelé tous les citoyens à suivre de près les nouvelles règles sanitaire. "Si j’entre dans un café où le Covid Safe Ticket (CST) n’est pas pris au sérieux, je quitte les lieux", a-t-il déclaré ce samedi matin au micro de Radio 1 (VRT). Les gens devraient-ils donc boycotter ces établissements ? "Absolument", répond le ministre, sans hésiter.  

Ce samedi, le masque fait son retour dans les espaces intérieurs, tout comme le télétravail. Des règles plus strictes s’appliquent en outre à la vie nocturne. A travers ces mesures, le gouvernement espère inverser la forte hausse des chiffres de la pandémie en Belgique. Entre-temps, "l’espoir" reste de mise, car le ministre de la Santé publique ne peut exclure la mise en place de règles encore plus strictes. 

"Nous ne pourrons éviter de véritables mesures de confinement que si nous appliquons minutieusement les nouvelles règles et restons super prudents dans nos vies personnelles", affirme Frank Vandenbroucke. "Je ne peux pas exclure des mesures plus strictes, mais cela dépend de l'évolution de l'épidémie. Nous avons actuellement de 17.000 à 18.000 infections par jour, ce qui est une explosion des cas. Je crains que ce train ne s'arrête pas de sitôt", indique-t-il sur les ondes de Radio 1.

Le ministre insiste donc : "Évitez d'avoir trop de contacts". D’après lui, mieux vaut par ailleurs effectuer un autotest lors de grandes fêtes privées, bien que cela ne soit pas obligatoire.

"Votre santé est aussi ma responsabilité"

Le ministre voudrait en outre renforcer les contrôles quant au respect des mesures. "Les bourgmestres devraient envoyer leur police pour contrôler les établissements", estime-il.

Selon Frank Vandenbroucke, chaque citoyen a un rôle important à jouer. "Si j’entre dans un café où le Covid Safe Ticket n’est pas pris au sérieux, je quitte les lieux", préconise-t-il.

Faut-il dès lors boycotter ces établissements ? "Absolument", répond le ministre sans hésiter, conscient de la dureté de ses mots. "C'est une question de sécurité. Votre santé est aussi ma responsabilité. Votre bien-être est aussi ma responsabilité. Et ma santé est aussi votre responsabilité", défend-il. 

Les plus consultés