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Des heurts avec la police lors d’une marche rassemblant 35.000 personnes contre les mesures sanitaires

Environ 35.000 personnes se sont rassemblées à la gare du Nord de  Bruxelles pour manifester contre la politique menée par les autorités pour endiguer la pandémie de coronavirus. La manifestation, intitulée "Ensemble pour la liberté", regroupe des participants qui désirent avant tout protester contre le pass sanitaire, qu'ils estiment être un facteur de division dans la société. Le rassemblement ne s'est pas déroulé sans heurts, puisque la police a dû faire usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes après avoir été ciblée par des feux d'artifices.

De nombreuses personnes étaient munies de banderoles sur lesquelles on retrouvait des slogans tels que "Génération QR" ou "Et maintenant un vaccin contre l'immoralité politique".

"L'organisation est entre les mains de plusieurs associations. Des familles avec enfants et le parti Vlaams Belang, entre autres, ont rejoint le rassemblement. Le fil conducteur est le même chez tous les manifestants qui exigent de retrouver leur liberté", a constaté la journaliste de la VRT, Saskia De Schutter, présente sur les lieux. 

Vu le monde présent, le cortège s'est mis en route dès 13h25 au lieu de 14h00. Dans la foule, peu de personnes portaient le masque. 

"Le vaccin n'est pas la solution miracle qu'on nous avait vendue"

"On prône aujourd'hui la liberté, mais on voudrait surtout la vérité", défend une femme d'un petit groupe citoyen qui porte le slogan "J'aime la liberté". "On trouve que l'information est toujours manipulée dans un sens ou dans l'autre. On n'est pas contre le vaccin en soi, mais ce n'est pas la solution miracle qu'on nous avait vendue. On ne nous parle pas des effets secondaires". 

Un couple autour des 45 ans est venu de Courtrai avec ses deux enfants de 9 et 14 ans. "Le Covid Safe Ticket (CST) n'est pour moi pas une option d'avenir", dénonce le mari. "On refuse de prendre ce chemin autoritaire. En plus, notre enfant de 14 ans ne peut plus aller dans plein d'endroits car il n'a pas le CST."

Altercations avec la police

Sur les réseaux sociaux, les organisateurs avaient appelé à une protestation sans violence. Mais peu avant 15h, la police a dû utiliser des canons à eau et du gaz lacrymogène après avoir été ciblée par des feux d'artifice. 

L'intervention s'est déroulée au niveau de l'avenue des Arts et de la rue Joseph II.  "Nous tentons ainsi de pousser les manifestants vers l'itinéraire convenu", a déclaré la police de Bruxelles-Capitale Ixelles à la VRT.   

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