Bruxelles évalue les dégâts après la manifestation anti-mesures sanitaires de dimanche

La police a procédé à 44 arrestations en marge de la manifestation contre les mesures sanitaires qui a traversé la capitale dimanche après-midi. De plus, trois policiers ont été blessés. Un manifestant a également été emmené à l'hôpital pour une blessure à la main. Les dégâts matériels sont énormes. La police va à présent analyser les images des caméras de surveillance afin d’identifier les casseurs.

Deux policiers ont une incapacité de travail de 11 jours et le troisième de quatre semaines. Ils ont été emmenés à l'hôpital pour recevoir des soins. Un policier a la main cassée et devra subir une intervention chirurgicale. Un autre a été blessé à la jambe et le troisième au poignet.

La police dénombre pour l'instant six véhicules de police endommagés et un de ses scooters a été incendié.

Elle ajoute que de nombreux biens publics ont été abîmés, de même que des voitures de particuliers et des vitrines. Un inventaire des dégâts est en cours. Les images des caméras de surveillance seront analysées dans le but d'identifier des auteurs.

Tôt ce lundi matin, plusieurs personnes évaluent les dégâts. Un entrepreneur qui avait démonté son échafaudage vendredi et voulait le récupérer aujourd'hui le retrouve éparpillé le long de la piste cyclable (photo ci-dessous). "Il y a des morceaux un peu partout et les planches sont cassées", dit-il avec désolation.
 

Un peu plus loin, un entrepreneur inspecte son chantier endommagé. "Notre conteneur a pris feu et la palissade est en morceaux (voir photo en haut)". "C'est du pur vandalisme. Chacun a le droit d’avoir son opinion, mais pas de cette façon."

"Les dégâts matériels sont énormes", a déclaré Vincent Houssin du syndicat de police VSOA ce matin dans l’émission "De ochtend" sur Radio 1. "On déplore des dégâts aux véhicules privés et des magasins ont été dévalisés par de petites racailles qui trouvent nécessaire d'utiliser la violence ou de mettre le feu à des objets lors d'une telle manifestation."
 

35.000 personnes rassemblées à Bruxelles

La manifestation a rassemblé 35.000 personnes, dont le député Vlaams Belang Dries Van Langenhove, qui ont marché depuis la gare du Nord jusqu'à la petite rue de la Loi, de 13h00 à 17h00. Ils sont nombreux à être venus en train. De plus, 32 bus ont transporté les participants à Bruxelles.

À 14h00, toute la circulation a été fermée sur la petite ceinture, en surface et dans les tunnels, pour permettre aux manifestants d'occuper toute la largeur de la petite ceinture.

La police a fait usage de l'arroseuse et de gaz lacrymogène vers 14h45 à l'endroit où le cortège devait quitter l'avenue des Arts et tourner dans la rue Joseph II, contre des manifestants qui ont lancé des feux d'artifice vers les policiers et qui voulait continuer à avancer tout droit sur la petite ceinture.

Vers 15h30, un groupe a cherché la confrontation avec les forces de l'ordre près de la rue Joseph II et de la rue du Commerce. Des projectiles ont été lancés. La police est encore intervenue. Vers 16h00, un conteneur et des palettes ont été incendiés dans la rue Joseph II.

Peu avant 16h30, des véhicules de police ont été endommagés près de la place Madou. Plusieurs poubelles ont été incendiées.
Des barricades ont été mises en place et incendiées dans la rue du Nord et l'avenue de la Joyeuse Entrée.

L'arroseuse a de nouveau été employée peu avant 17h00 au niveau du rond-point Schuman au motif qu'il y aurait eu des jets de projectiles pyrotechniques.
La plupart des personnes se sont dispersées peu après leur arrivée dans la petite rue de la Loi, mais quelques milliers de personnes étaient encore sur place à 17h00, heure de dislocation prévue. 

La police a alors annoncé sur Twitter qu'elle allait commencer à procéder à des arrestations. Les policiers ont commencé à pousser et à regrouper des participants restants dans le parc du Cinquantenaire en vue de leurs arrestations.
 

"Nous avons réuni toutes les organisations belges qui militent pour la paix en cette période de crise", s'est réjoui Ezra, un porte-parole des organisateurs, qui comptent entre autres les mouvements Hands for Freedom, Vecht Voor Vrijheid, Teachers for Freedom et Belgians for Freedom. "Ensemble pour la liberté, on voulait former une grande famille pour défendre ensemble la démocratie. Nous sommes fiers d'avoir uni autant de personnes. Cependant, nous ne cautionnons pas les violences qui ont eu lieu aujourd'hui et nous nous en distancions."

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles "condamne fermement les fauteurs de troubles". "J'ai donné l'instruction de procéder à des arrestations et d'analyser les vidéos", a écrit sur Twitter Philippe Close.

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