La réunion entre syndicats policiers et la ministre Verlinden tourne court, les actions continuent

La réunion entre le front commun syndical policier et la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (photo, centre) à propos notamment d'une revalorisation salariale et des aménagements de fin de carrière a tourné court ce mardi après-midi. Débutée vers 15h45, elle s'est terminée trois quarts d'heure plus tard et a été qualifiée de "catastrophique" par le Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS). Lundi prochain, la concertation devrait reprendre. Les syndicats parlent de "fiasco" et veulent poursuivre leurs actions quotidiennes de protestation.

"Manifestement, la ministre n'avait aucun mandat du gouvernement pour négocier avec nous. Elle était mal informée et confondait des dossiers. C'est lamentable", a déploré Thierry Belin, secrétaire national du SNPS, en sortant de la réunion menée par visioconférence depuis Zaventem. Dans un communiqué commun, les syndicats ont dénoncé l'absence de propositions concrètes apportées par la ministre, "que ce soit pour la NAPAP (le régime d'aménagement de fin de carrière propre aux policiers, qui doit être supprimé après 2022) ou pour la revalorisation barémique".

Selon le front commun, la ministre a demandé de reporter la rencontre à lundi, arguant avoir besoin de temps pour se concerter avec ses partenaires. Les syndicats n'envisagent cependant aucune trêve dans leur grogne - "même temporaire" - "tant qu'il n'y aura pas de proposition sur la table". "Les actions vont continuer, plus que jamais", a conclu Thierry Belin.

Le front commun - composé du SLFP Police, du SNPS, de la CGSP et de la CSC Services publics - demande une revalorisation des salaires de la police, un aménagement des fins de carrière et de pallier le manque de moyens nécessaires à la pratique de la profession.

Le cabinet de la ministre de tutelle indique pour sa part que toutes les parties ont eu l’occasion ce mardi de partager leurs opinions. "La ministre va prendre cela comme base", annonce un communiqué de presse. "Avec ses partenaires au sein du gouvernement fédéral, elle cherche une solution pour améliorer le statut des policiers et pour soutenir les administrations locales. Ces dernières sont en effet l’employeur de 35.000 des 48.000 policiers, et donc un partenaire de poids", concluait le communiqué de presse.

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