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Covid-19 : en une semaine, plus de 300 crèches flamandes ont été partiellement ou totalement fermées

Les crèches flamandes ainsi que les autres lieux d’accueil de la petite enfance sont de plus en plus souvent forcés à se réorganiser, voire à fermer leurs portes, en raison des nombreuses infections au covid, tant chez les enfants que chez les encadrants. La semaine dernière, l’organisation Kind en Gezin a ainsi reçu près de 500 signalements d’infections au coronavirus ou de contacts à haut risque provenant de structures d'accueil. Plus de 4 % des 6.424 établissements de Flandre sont actuellement fermés. D’après Kind en Gezin, la situation est comparable au pic de la deuxième vague en octobre 2020.

Depuis le début de la crise sanitaire, Kind en Gezin a mis en place un numéro de téléphone que les crèches peuvent appeler pour poser leurs questions sur les infections ou les contacts à haut risque. La semaine dernière, 499 rapports ont été reçus, soit beaucoup plus que les 354 reçus la semaine précédente.

Ces rapports ont conduit à la fermeture partielle de 50 lieux d'accueil et à la fermeture complète de 266 lieux. Parmi les lieux complètement fermés, 175 étaient des familles d'accueil, 73 des crèches et 3 des lieux d'accueil extrascolaires.

D’autres lieux d’accueil avaient déjà été fermés suite aux signalements de la semaine précédente. Ainsi, plus de 4 % de l'ensemble des lieux d'accueil sont aujourd'hui fermés au nord du pays. 

Une situation similaire à la 2e vague

"Ces chiffres sont conséquents", souligne Nele Wouters, porte-parole de Kind en Gezin. "Nous continuons de surveiller la situation. Nous constatons que l'augmentation des chiffres suit le rythme du reste de la société, où l'on voit également que le nombre d'infections et de contacts à haut risque augmente. Le covid est clairement de retour parmi les gens. Les jeunes enfants ont des frères et sœurs, des parents qui peuvent avoir des contacts à haut risque. Les puériculteurs ont également leurs propres familles et contacts, donc oui, la corona est vraiment de retour dans la société, et aussi dans nos services d’accueil de la petite enfance. "

"La situation actuelle est très similaire à celle du pic de la deuxième vague", remarque Nele Wouters. "Nous sommes un peu inquiets, nous suivons la situation de près et nous essayons d'aider les gardes d'enfants du mieux que nous pouvons avec leurs questions sur ce qu'il faut faire exactement."

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